Mads Pedersen : « Tout allait pour le mieux… »

Crédit photo Pauline Ballet / A.S.O
Quelle frustration pour Mads Pedersen ! Dans le jeu pour remporter la course de ses rêves, Paris-Roubaix, le Danois a été écarté du quintette qui s’était envolé sur crevaison. Il n’a ensuite plus jamais pu reprendre sa place au côté du futur lauréat, Mathieu Van der Poel, ou de Tadej Pogacar. Ce qui lui laissait, forcément, un goût amer au moment de se présenter en conférence de presse, bien qu'il soit tout de même parvenu à monter sur la boîte au forceps (voir classement). DirectVelo était présent sur place pour recueillir la réaction du coureur de la Lidl-Trek. Entretien.
DirectVelo : Tu as perdu la course sur crevaison…
Mads Pedersen : Je n’ai pas envie de rentrer dans les “et si ceci” ou “et si cela”. J’ai été malchanceux, j’ai crevé à un très mauvais moment, c’est vrai, mais c’est comme ça.
Comment te sentais-tu jusque-là ?
Très bien. Je me sentais très en jambes et l’équipe avait fait du très bon boulot tout au long de la journée pour me mettre à l’abri de quelconque pépin. Ils ont toujours fait en sorte que je sois idéalement placé sur chaque secteur pavés et ils accéléraient l’allure quand il le fallait également. Tout allait pour le mieux jusqu’à cette crevaison.
« IL FAUT TOUJOURS SE BATTRE JUSQU’AU BOUT »
Dans ces conditions, était-il difficile de garder la motivation de se battre pour une place d’honneur en fin de course ?
Il faut le faire, rester concentré, c’est tout. On doit toujours se focaliser sur un objectif même si à un moment donné, il semblait que l’on ne se battait même plus pour le podium. On ne sait jamais ce qu’il peut arriver, c’est plus vrai encore sur cette course, bien sûr. Il faut toujours se battre jusqu’au bout.
Te sentais-tu le plus fort du groupe de contre dans le final ?
Pas du tout. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai voulu les laisser faire le boulot au maximum dans les secteurs pavés, d’autant que la majeure partie du temps, les secteurs se faisaient vent de face. J’ai senti qu’ils allaient essayer d’attaquer dans les derniers kilomètres alors aux moments opportuns, j’essayais quand même de maintenir un tempo élevé pour empêcher toute tentative, en espérant pouvoir être le plus rapide des trois au sprint.
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