Tadej Pogacar : « J’ai suivi le plan »

Crédit photo Pierre Willemetz / DirectVelo
Inutile sans doute de se lancer dans une nouvelle série de superlatifs tous plus ronflants les uns que les autres puisque les stats en disent déjà beaucoup : le triple vainqueur du Tour de France Tadej Pogacar a remporté, ce dimanche, son deuxième Tour des Flandres et par la même occasion son huitième Monument, le tout avec le maillot de Champion du Monde sur le dos, au terme d'une nouvelle démonstration de force. Comme si ses cartouches étaient illimitées, le Slovène a fait exploser la concurrence au fil des monts en accélérant dans absolument chacun d’entre eux lors des soixante derniers kilomètres de course. Et comme en 2023, c’est lors de l’ultime passage au Vieux Quaremont qu’il a fini par décrocher son plus gros challenger, le tenant du titre Mathieu Van der Poel, avant de creuser légèrement l'écart dans le Paterberg, de couvrir les 18 derniers kilomètres seul en tête et de triompher dans la dernière ligne droite, maillot arc-en-ciel sur le dos (voir classement).
“Même si je venais pour ça, pour gagner, j’ai tout de même du mal à réaliser ce qu’il vient de se passer”, confiait le lauréat quelques instants après l’arrivée. Tadej Pogacar est d’autant plus “fier” que son équipe n’a pas été épargnée par la malchance avant même la grande bagarre. “Plusieurs gars de l’équipe ont été pris dans la grosse chute mais ils ont été formidables. Ils se sont battus pour revenir et m’aider au mieux, je leur en suis très reconnaissant, ça m’a encore plus motivé pour finir le travail”.
LES DERNIERS KILOMÈTRES N'ÉTAIENT PAS LES PLUS MARRANTS
Bien qu’il ait fallu que Mikkel Bjerg et Nils Politt prennent d'interminables relais et qu’Antonio Morgado s’arrache plus d’une fois pour redonner un coup de main supplémentaire, la stratégie est restée la même que celle imaginée au briefing le matin, au sein du bus d’UAE Team Emirates-XRG. “Je voulais faire la différence dans le Vieux Quaremont alors j’ai suivi le plan. Malgré les chutes, on est restés sur ce qui était prévu avant la course”. Alors qu’il assure s’être une nouvelle fois “régalé” dans chacun des monts où il prenait autant de plaisir à fendre la foule qu’à tordre ses adversaires, Tadej Pogacar a tout de même trouvé les dix derniers kilomètres très longs, comme il y a deux ans. “Ce n’était pas la partie la plus marrante de la journée mais je me suis accroché”.
A-t-il été surpris de voir Mads Pedersen, Jasper Stuyven, Wout van Aert et Mathieu Van der Poel lui résister aussi longtemps ? “Non, ce sont d’excellents coureurs et il serait stupide d’imaginer pouvoir les lâcher à la première accélération. C’est pour ça qu’il fallait répéter les efforts”. Rendez-vous désormais dans une semaine sur d’autres pavés, à plat sur cette fois-ci, pour son premier Paris-Roubaix. Le pari est immense mais Tadej Pogacar a-t-il actuellement des limites ? “Sur le papier, le Tour des Flandres me convient un peu mieux mais avec les jambes que j’ai actuellement, j’ai simplement envie d’essayer”. Et à ce stade, tout semble imaginable.
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