France de l’Avenir : « L’enchaînement des deux côtes va être très dur » selon Thomas Husni

Crédit photo Philippe Pradier - DirectVelo
Il était ce mercredi soir l’un des invités d’honneur de la présentation du Championnat de France de l’Avenir 2025, qui se disputera dans les Vals du Dauphiné, autour de la Tour-du-Pin (voir le programme). En août prochain, l’Isérois Thomas Husni sera à domicile, notamment sur le contre-la-montre où un point intermédiaire a été placé devant sa maison, à Dolomieu. Pour DirectVelo, le coureur de Charvieu-Chavagneux Isère Cyclisme a détaillé les différents parcours et évoque l’importance de cet événement qui sera si particulier pour lui.
« C'est un truc de fou pour moi. Ce Championnat de France tombe la bonne année car je suis Espoir 4. Le chrono passe devant chez moi. Je connais bien Michel Baup. C’était déjà un rêve de participer à l’Alpes Isère Tour, et là il organise le Championnat de France de l’Avenir. Il y aura toute ma famille et mes amis sur le bord de la route. Je ne pense qu’à ça…
UN DÉNIVELÉ NÉGATIF SUR LE CHRONO
Pour le contre-la-montre, le dénivelé sera négatif, comme on part sur les hauteurs de la Tour-du-Pin et qu’on arrive dans la ville. Il se gagnera à une vitesse élevée, un peu comme l’an passé, à plus de 50 km/h chez les Espoirs. On sera globalement sur de la grande route. Il y a quand même 230 mètres de dénivelé positif sur 23 bornes mais il n’y a pas de vraie longue bosse, même s’il y a une ou deux parties un peu raides. Ça sera toujours un peu vallonné. La descente finale sur la Tour-du-Pin n’est pas dangereuse du tout. On prendra beaucoup de vitesse, tout passera sur les prolongateurs car il n’y a pas vraiment de virage, sauf celui tout en bas. Ensuite, ça sera tout droit jusqu’à l’arrivée.
COURSES EN LIGNE : UNE CÔTE POUR COMMENCER
Concernant la course en ligne, après le départ de la Tour-du-Pin, il y a une côte d’entrée, celle de Saint-Roch. Elle est assez roulante (1,7 km à 4,4 %) sur une route très large. Le chrono du Critérium du Dauphiné y était passé en 2017. Elle se monte assez rapidement. Ensuite, on va aller prendre des petites routes sur le plateau, ça tournera quand même pas mal, sur des routes un peu cabossées. On va reprendre une grande route pour rejoindre la Chapelle-de-la-Tour. À la sortie, pour aller sur Faverges-de-la-Tour, c’est un peu sinueux, ça alterne entre grandes et petites routes.
UNE DESCENTE AVANT LA SECONDE BOSSE
Après cela, on va prendre une descente rectiligne qui mène à la seconde côte du circuit. C'est tout droit, mais par contre, il y a des pourcentages, au moins 13 % en descente. Ça va être un peu technique, il y a un virage à droite avant la bosse. La côte de Béjuy fait une borne, à 8,4 % de moyenne. Ça va être hyper dur, il va falloir être très bien placé au pied où on arrivera très vite. Dans la bosse, il y a directement des pourcentages très raides, je pense qu'au pied il doit y avoir déjà plus de 10 %. La route est large en soi, mais en fait avec la descente qui précède, ça sera déjà tout étiré. Après Béjuy, il y a une grande descente qui mène sur la ligne à la Tour-du-Pin. La spécificité, c’est qu’on va directement reprendre l’autre côte, Saint-Roch, après le passage sur la ligne. L’enchaînement des deux côtes va être très dur. Le peloton sera très étiré entre la descente qui mène au pied de Béjuy, puis la côte, l’autre descente et la côte de Saint-Roch.
L’endroit-clé, c'est l’enchaînement de la descente puis de la côte de Béjuy. Sur d’autres parties du parcours, ça va pas mal se regarder, parce que ça alterne les grandes et les petites routes, mais il n'y a pas vraiment de routes très cabossées et très sinueuses. Il peut quand même se passer pas mal de choses sur le plateau.
« UN PEU SIMILAIRE À ALTKIRCH »
Le parcours est quand même assez dur. Je pense que ça va être un peu similaire à Altkirch. Chez les Espoirs, il y a 2300 mètres de dénivelé contre 2600 l’an passé mais je pense que ça va être pareil. L’an dernier, la côte finale était plus raide et cette fois-ci, ça sera moins sinueux mais sur l’ensemble, c’est un peu le même style de terrain. C’est pour un puncheur fort, comme Noa Isidore l'an dernier chez les Espoirs. L’an passé, on était en Alsace, c’est souvent dans le Nord ou en Bretagne. J’espère que sur nos terres, on fera quelque chose de beau avec le maillot du comité Auvergne-Rhône-Alpes sur le dos. Il y aura beaucoup d’envie à domicile. Ça va être un événement incroyable ».
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