Lenny Martinez : « Bien sûr, c’est de ma faute »

Crédit photo A.S.O. / Billy Ceusters
En deux jours, Lenny Martinez a vécu les montagnes russes. Après son premier succès en WorldTour, jeudi lors de la cinquième étape de Paris-Nice (lire ici), le néo-pensionnaire de la formation Bahrain Victorious a perdu près de neuf minutes le lendemain sur un coup de bordure entre Saint-Julien-en-Saint-Alban et Berre l’Etang. 5e au classement général avant cette journée dantesque, le coureur de 21 ans est désormais en dehors du Top 20 (voir classement). Au départ de l'étape disputée entre Nice et Auron ce samedi, il est revenu pour DirectVelo sur ses péripéties et évoque cette journée raccourcie.
DirectVelo : Comment expliques-tu cette terrible journée ?
Lenny Martinez : J’ai vécu une vraie journée sans. C’était très compliqué. Avec les conditions, ça a empiré les choses. J’étais très très mal. J’avais froid, je ressentais de la fatigue et musculairement, ça n’allait pas. Les jambes ne répondaient pas.
« PAS BIEN DU TOUT »
Ton directeur sportif Roman Kreuziger considérait que tu étais fautif dans l’histoire (lire ici)…
Bien sûr, c’est de ma faute. Je n’étais pas bien placé. J’ai même pété dans la roue de mon équipier et j’ai créé une bordure derrière moi. Je n’étais juste pas bien du tout.
Est-ce plutôt une question de placement ou de jour sans pour toi ?
C’est une combinaison des deux facteurs. J'étais derrière parce que je n'étais pas bien. Avant la bosse, je n’ai pas réussi à remonter. Ça roulait vite. Quand on est bien, c'est plus facile. On peut se faufiler, aller devant et résister sur le plat. On a beau être bien positionné, c'est quand même dur de tenir dans la bordure.
« PAS LA FIN DU MONDE »
As-tu tout de suite compris que c’était terminé pour le général ?
Oui, bien sûr. J’aurais pu obtenir un bon classement général sur ce Paris-Nice, mais tant pis. Ce n'est pas la fin du monde, je suis déjà très content d'avoir une victoire d'étape cette semaine.
Comment te sens-tu ce matin et que penses-tu de cette avant-dernière étape avec une montée sèche ?
J’ai bien dormi. Il faudra voir ce que permettent les jambes. Bien sûr, cette étape me plaît. Elle n’est pas si longue et les pourcentages de l’ascension sont autour de 7%, ce n’est pas mal. Je ne sais pas si je partirai en échappée ou non.
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