Lenny Martinez a challengé Jonas Vingegaard

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters

Bien sûr, toutes les discussions ou presque, mercredi en fin d’après-midi, tournaient autour de la neutralisation d’une quatrième étape de Paris-Nice chaotique en raison d’une pluie de grêle et de plusieurs accidents. Pour autant, la bataille finale dans les pentes auvergnates de la Loge des Gardes (Allier), bien que considérée comme “faussée” par certains athlètes (lire ici), aura tout de même permis d’assister à l’éclosion au plus haut niveau mondial de Lenny Martinez, qui a été le seul à suivre, un temps, l’accélération du double vainqueur du Tour de France Jonas Vingegaard après avoir lui-même mis le feu aux poudres.


“Ça fait du bien d’accompagner de gros favoris. C’était super explosif sur la fin et j’ai fait au mieux pour aller chercher une place sur la ligne”, décrivait-il quelques minutes après l’arrivée en faisant du rouleau, alors que son directeur sportif Roman Kreuziger l’a ensuite vite incité à filer à la douche. Poids plume, le grimpeur de la Bahrain Victorious, qui a appris la chute et l’abandon du co-leader de l’équipe Santiago Buitrago en cours de route - “ça m’a fait beaucoup de peine” - aurait pu payer fort le prix de la neutralisation et du froid glacial du final. Il s’est tout de même arraché. “J’étais frigorifié et après, il était très difficile de se réchauffer même s’il y avait le soleil, mais c’était la même chose pour tous les coureurs. Cela dit, c’est vrai que si je n’avais pas pu me changer, je ne sais même pas si j’aurais pu terminer l’étape. Il a été très dur de repartir”, concède-t-il après coup.

Toujours est-il que Lenny Martinez s’est donc fait plaisir, malgré tout, en étant le seul à accompagner un temps le nouveau leader de Paris-Nice. “Au final, je me sentais plutôt bien dans la montée. J’ai essayé d’y aller à plusieurs reprises mais quand Jonas a accéléré fort, j’ai pété de la roue. Il était super fort mais je me suis accroché pour faire une place”. Au pied du podium sur la ligne, le grimpeur de 21 ans intègre le Top 10 du général (voir classements). Et nul doute qu’il sera ambitieux ce week-end, sur des routes qu’il connaît très bien. 

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Lenny MARTINEZ