Tim Merlier frustre Arnaud Démare

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters

Arnaud Démare aimerait bien ne pas en prendre l’habitude. “C’est la troisième place de 2 depuis le début de saison, il faudrait concrétiser en victoires. Il faut que ça change”. Le Picard, souvent brillant sur les routes franciliennes en ouverture de Paris-Nice par le passé - vainqueur à Vendôme, Bois d’Arcy et Meudon -, a été seulement mais nettement devancé par un Tim Merlier impérial, ce dimanche, au Perray-en-Yvelines (voir classement), après avoir déjà terminé deux fois 2e, en effet, lors de l’Étoile de Bessèges.


“Je suis déçu car même en étant mal placé dans le dernier virage, j’avais réussi à remonter super vite sur la droite. J’avais encore l’ouverture aux 150 mètres. J’ai lancé, mais Tim Merlier avait lancé un poil plus tôt et je n’ai jamais pu revenir”, regrette celui qui devra encore patienter pour accrocher une 99e victoire professionnelle à son palmarès. “Il a une équipe solide, il a déjà gagné cette année et se pose sans doute moins de questions”, enchaîne le sprinteur d’Arkéa-B&B Hôtels lorsqu’on lui demande ce qu’il manque face au Champion d’Europe en titre. L’athlète de 33 ans regrette également une préparation du sprint pas idéale du côté de la WorldTeam bretonne. “On a été bons mais on peut encore peaufiner au niveau de la cohésion. On était là un par un, au compte goutte. Il faudrait que l’on arrive à être un peu plus tous ensemble mais on était tous émoussés par la bosse et les attaques”, relativise-t-il tout de même.

MALADE APRÈS BESSÈGES MAIS DÉJÀ EN JAMBES À KUURNE

Il faut dire que la côte des Mesnuls (1 km à 6.2 %), située à dix bornes de l’arrivée, a fait mal, d’autant que plusieurs des meilleurs rouleurs au monde, tels Stefan Küng, Tobias Foss puis Joshua Tarling, ont secoué le cocotier après la bonif’ alors que des garçons comme Santiago Buitrago ou Matteo Jorgenson, le tenant du titre, avaient accéléré dans la montée. “C’était assez usant dans le final, je ne pensais pas que ça allait l’être autant même si je me doutais que ça allait accélérer sur la bonif. C'était dur dans la bosse car ça roulait costaud. Mais je n’étais pas en difficulté pour autant, je suis resté à ma place sans reculer. C’est encourageant. Ensuite, il y a eu un gros temps mort sur le haut puis ça a relancé. J’ai eu un peu peur car de grosses équipes comme Trek et Tudor étaient devant et n’avaient plus à rouler”. Mais Arnaud Démare a bel et bien pu jouer la gagne au sprint. 

Sûr de son fait, Tim Merlier assure pour sa part n’avoir jamais douté. Ni dans la bosse - “je me sentais bien et je suis passé sans encombre”, ni lors de l’attaque de Joshua Tarling et Matteo Trentin flanqués de Mattias Skjelmose - “l’équipe a fait un super travail pour me garder bien placé et s’assurer d’un sprint avant que Bert (Van Lerberghe) ne me lance parfaitement”. Le Belge assure être “fier” du travail de la Soudal Quick-Step et compte bien tenter de remettre le couvert, maillot jaune sur le dos cette fois-ci, dans 24 heures à Bellegarde. Arnaud Démare est prévenu, mais il veut y croire. “Je me sens bien. C’était déjà le cas à Kuurne le week-end dernier alors que je n’avais pourtant pas couru depuis trois semaines et que j’étais tombé malade après Bessèges”. En espérant que, contrairement à ce que l’écart sur la ligne peut laisser penser ce dimanche, il n’y ait pas Tim Merlier et les autres, cette semaine, sur les emballages massifs de Paris-Nice. 

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