Lukas Kubis : « Je n'aime pas être vu comme un mini-Sagan »

Crédit photo Alexis Dancerelle - DirectVelo

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Encore un Top 10 pour Lukas Kubis en Belgique. Le leader de la formation Unibet Tietema Rockets a terminé trois fois parmi les dix premiers des trois premières courses sur le sol belge, à l’Omloop Nieuwsblad, à Kuurne-Bruxelles-Kuurne et à l'Ename Samyn Classic (voir sa fiche DirectVelo). Le Champion de Slovaquie, passé cet hiver de la Continentale Elkov-Kasper à la ProTeam récemment devenue française, prouve qu'il peut s'adapter facilement au niveau supérieur. Il l'avait déjà montré grâce à deux Top 5 d'étapes au CIC Tour de La Provence (lire ici). Désormais, il le fait aussi sur des courses de prestige en Belgique.


Ce mardi, le coureur de 25 ans avait un plan en tête : suivre Mathieu Van der Poel. "C'est le plus fort. On le sait avant le départ. La tactique était de prendre sa roue. Il a attaqué à 65 kilomètres de l'arrivée. Il est parti seul, donc j'ai fait le bond, mais c'était trop loin et le peloton est revenu." Par la suite, il s'agissait d'être attentif aux différentes tentatives. "Les attaques se sont multipliées. Mes coéquipiers ont de nouveau fait un super boulot. Joren Bloem a encore montré à quel point il était en forme. Tomas (Kopecky), Davide (Bomboi) et Axel (Huens) étaient tous présents". Seul regret : son sprint final. "Cette arrivée était en faux plat montant. Joren a essayé de me lancer. Je me suis fait un peu enfermer à 300 mètres de l'arrivée. À la fin, j'étais un peu cuit. Je savais que le podium allait être compliqué. Mathieu a de nouveau montré qu'il était le plus fort, je suis content pour lui".

IL EN VEUT TOUJOURS PLUS

Néanmoins, cette prestation s'ajoute à celles réalisées le week-end dernier. "La forme est là. Nous avons fait un super boulot avec l'équipe de performance durant l'hiver. Ça se traduit par de bons résultats". Il était même déçu après sa 6e place à l'Omloop samedi. "Je suis un gars qui veut toujours plus. 6e sur ma première course WorldTour, c'est bien, mais quand tu as le sentiment que tu peux aller chercher plus, tu es frustré".

Un Slovaque rapide au sprint et brillant sur les classiques flamandes, la comparaison avec Peter Sagan est naturelle. "C'est notre Sagan mais un niveau en-dessous", plaisante Abram Stockman qui voit quand même des similitudes. "Il est hyper costaud. Il sait parfaitement se positionner. Avec lui, il y a toujours quelque chose à jouer et ça motive les autres". Lukas Kubis n'est pas fan de la comparaison avec son compatriote. "Peter Sagan est mondialement connu. Sa renommée dépasse la Slovaquie. Il m'a beaucoup appris. J'ai débuté au Peter Sagan Tour il y a 9 ans. J'ai pu participer aux Jeux de Tokyo avec les frères Sagan. Depuis lors, ils sont devenus des amis. Mais je n'aime pas être vu comme un mini-Sagan. Je suis Lukas Kubis. Je veux m'affirmer comme un bon coureur de Classiques". Il est sur le bon chemin.

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