Florian Sénéchal, comme avant

Crédit photo Hugo Barthélémy - DirectVelo
Dans le dernier secteur pavé de l'Ename Samyn Classic, à moins de trois kilomètres de l'arrivée, Florian Sénéchal accélère sur le bas-côté de la route. Mais le peloton ne le laisse pas partir. Paul Magnier puis Mathieu Van der Poel se collent dans sa roue. Les Arkéa-B&B Hôtels voulaient attendre le dernier tour pour bouger. "On savait que c'était une édition moins dure que les autres. Il y avait du beau temps et un secteur pavé en moins. On s'est regroupé dans le final et j'avais de bonnes jambes", indique à DirectVelo le vainqueur du Samyn 2019.
La WorldTeam française avait prévu de miser sur Jenthe Biermans en cas de sprint. À la sortie du secteur pavé, Florian Sénéchal constate que son accélération a provoqué une cassure dans le peloton. "C'est pour ça que j'ai continué. Je me suis sacrifié jusqu'à la flamme rouge pour éviter que d'autres coureurs rentrent et que ça fasse une vague pour Jenthe, précise-t-il. J'aurais bien aimé que Jenthe fasse un podium" (voir le classement).
Samedi, dans le Circuit Nieuwsblad, l'ancien Champion de France avait implosé dans le Berendries en voulant suivre Wout van Aert et Tiesj Benoot. "Peut-être un problème d'alimentation", explique-t-il. Mais le coureur de 31 ans était convaincu d'être sur la bonne voie. "Quand tu mets toutes les chances de ton côté et que tu travailles bien, un jour ou l'autre, ça va te sourire. Peut-être pas forcément pour gagner, mais faire une belle course". Être capable d'attaquer dans un moment crucial le rassure. "J'ai repris confiance en moi en attaquant dans un final de course avec des costauds. Comme avant, en fait". Malgré les jambes lourdes de trois jours de course, Florian Sénéchal en est convaincu, "je pense que là c'est parti !".
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

