Soren Waerenskjold : « Surréaliste est un bon mot »

Crédit photo Hugo Barthelemy - DirectVelo

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Déjà pour ses premiers jours de course, Soren Waerenskjold avait laissé présager un bel état de forme, lorsqu'il s'était imposé sur une étape de l'Etoile de Bessèges, en battant notamment un certain Paul Magnier. Ce samedi, c'était un tout autre niveau qui attendait le Norvégien, mais c'est encore avec le Français qu'il a bataillé dans les derniers mètres, pour s'adjuger "la plus grande victoire" de sa carrière, à savoir l'Omloop Nieuwsblad (voir classement). Lui-même ne s'imaginait pas triomphant à Ninove. "Je pense que surréaliste est un bon mot ! C'est juste un sentiment de bonheur et de soulagement. Il y a beaucoup d'émotions différentes, trop d'émotions que mon cerveau puisse comprendre, je crois. Mais bien sûr, je suis super heureux et je ne m'y attendais pas, je pense que je m'en rendrai compte ce soir pendant le dîner et quand je boirai un verre de champagne".


Un verre... "ou peut-être deux, plaisante le coureur d'Uno-X. Maintenant je peux me détendre et dire aux gars qu'ils peuvent faire leur résultat demain". À chaud, Soren Waerenskjold a encore du mal à comprendre tout ce qu'il s'est passé dans cette dernière ligne droite, où il a donc devancé Paul Magnier et Jasper Philipsen. Lorsqu'on lui demande s'il pensait battre ces noms-là dans un sprint, le garçon de 24 ans a du mal à garder les idées claires. "Je ne crois pas, probablement pas". Pour y arriver, sa meilleure arme a peut-être été l'un de ses adversaires, Lukas Kubis. "Je n'ai pas utilisé trop d'énergie. Le gars de Tietema a fait son sprint et j'étais dans sa roue. Il a très bien géré et c'était donc une heureuse coïncidence pour moi d'être dans sa roue. J'ai lancé à ce moment et j'ai dû y aller à fond. J'ai failli m'écraser à la fin, mais heureusement j'ai réussi à tenir".

« ROUBAIX, LA COURSE DE MES RÊVES »

La Belgique réussit décidément au grand gaillard de presque 2 mètres puisqu'il s'était adjugé le Baloise Belgium Tour l'an dernier. "Mais là c'est un autre niveau. C'est une autre carrière qui commence pour moi. J'espère pouvoir être à la hauteur de ce résultat à l'avenir aussi. Quand on remporte une victoire comme celle-ci, il faut aussi savoir se maintenir au top pour garder la dynamique, donc on verra comment ça se passe". Et ce nouveau statut et la pression qui va avec peuvent lui jouer des tours. "J'espère gagner en confiance, mais ça peut aussi être l'effet inverse après une telle victoire, si je ne me sens pas très bien et que je ne suis pas performant". Il espère l'être encore pendant un gros mois. "Roubaix, c'est la course de mes rêves, si j'avais 20 kilos de moins, ce serait probablement le Ronde, mais du coup Roubaix est celle qui me convient le mieux et aussi une course spéciale tout court".

Déjà à l'aise en contre-la-montre, rapide au sprint et amateur de pavés, Soren Waerenskjold montre qu'il faut compter sur lui quand il s'agit de matraquer les pédales. "J'aimerais être bon dans beaucoup de choses, à la fois le sprint, les Classiques et le contre-la-montre, donc je pense que je vais continuer à travailler sur toutes ces choses. Roubaix est mon objectif principal pour avril". Pour être à l'aise sur ces Classiques, le Norvégien a changé ses plans en amont. "La seule chose qui est différente, c'est que j'ai passé onze jours à Calpe avant de venir ici. L'année dernière, je crois que j'étais chez moi en Norvège, sur le home-trainer dans mon garage, donc c'est énorme. Je pense que ça a été bon pour la préparation d'avoir de bonnes heures de vélo dans les jambes. Sinon l'hiver n'a pas trop changé". Son palmarès, lui, a en revanche bien évolué.

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