SCO Dijon : « Un sentiment de mission accomplie »

Crédit photo Aurélien Regnoult - DirectVelo
Le SCO Dijon-Team Matériel-velo.com a frappé fort, en ouverture de la Coupe de France N1. D'abord vainqueur du Grand Prix du Pays d'Aix, par l'intermédiaire d'Antoine Berger (voir classement), les Dijonnais ont en plus placé Marius Macé et Alfred George dans les points. De quoi s'emparer assez nettement de la tête du challenge de régularité. Après une année où il a fallu renouveler l'effectif, le collectif côte d'orien montre donc qu'il est toujours capable de répondre présent. Guillaume Souyris, le directeur sportif, s'est confié à DirectVelo sur cette saison qui commence sur les chapeaux de roue.
DirectVelo : Quel est ton sentiment après cette première manche ?
Guillaume Souyris : C'est un sentiment de mission accomplie. On est arrivé là avec très peu de jours de course, avec un groupe qui est quand même pas mal renouvelé, avec beaucoup de coureurs qui sont passés pro l'année dernière. Du coup, on avait un plan qui était prévu, on a réussi à le mettre en place. On a eu un brin de réussite, ce qu'il faut pour gagner une course. On a eu des mecs costauds, donc c'est très bien, à nous maintenant de continuer sur cette lancée et de faire une belle saison.
Quel était le plan ?
À la base, on voulait amener deux sprinteurs, parce qu'on savait que cette course pouvait arriver à un gros groupe de 30-40 au sprint. Il fallait que Marius et Alfie passent la dernière bosse, c'est ce qu'ils ont fait. Ils font 5e et 12e. L'autre option du plan, c'était avec Romain Bréant et Antoine Berger qui avaient carte blanche dans le dernier tour. Antoine a profité d'un mouvement de course pour se retrouver à l'avant avec un très bon Léandre Huck, qui sent vraiment très bien la course. Ils ont été costauds tous les deux. Rouen et nous, on a bien fait le taf pour ne pas que ça rentre derrière. Je trouve que c'est un beau travail d'équipe qui a eu lieu aujourd'hui, c'est bien.
C'est une confirmation pour Antoine Berger...
C'est un coureur qui est venu tard sur le haut niveau. On l'a récupéré à Cholet, il avait fait une grosse année. On avait vu qu'il avait du potentiel. On continue à lui faire apprendre le métier de coureur cycliste. Il a beaucoup de choses à apprendre. Aujourd'hui, on a réussi à mettre des choses simples en place avec lui. Il a réussi à les appliquer. C'est un coureur qui a un gros moteur, qui doit se canaliser, qui doit courir plus juste. Aujourd'hui, il l'a fait. S'il continue comme ça, il aura une belle saison.
« DES MECS HORS DU COMMUN »
Quelle est l'ambition cette année ?
Gagner des courses, comme on le fait généralement. On va essayer de continuer à bien courir. On a des coureurs qui vont de l'avant. Mais il faut courir avec ses qualités, avoir un gros collectif et avoir le brin de réussite qu'il faut pour gagner des courses. Notre manager (Paul Herman) nous avait dit de faire un Top 5 sur la Coupe de France N1 en 2025. Pour l'instant, on y arrive. On est dans les clous, donc on va essayer d'avoir des bons résultats. C'est un fil rouge qui est important pour nous. L'an dernier, on avait fait une belle année. On avait fait 5e de la Coupe de France. On va essayer de faire mieux.
Chaque année, des coureurs de l'équipe passent au-dessus, d'autres arrivent. Et mine de rien, le renouvellement se passe toujours bien à Dijon !
Ce n'est pas évident. C'est une grande fierté pour nous de faire passer des mecs. C'est vraiment notre objectif numéro un. Après, derrière, avec Mathieu Gallet, mon collègue, dès le mois d'avril-mai, on commence à prospecter pour avoir un bel effectif pour la saison N+1. Là, on a essayé d'avoir des gros Juniors avec des qualités différentes. On a quatre Espoirs 1 cette année. On a des mecs qui sont un peu hors du commun. On a sorti Donnenwirth, on va sortir Berger. Ce sont des mecs qui ne sont pas dans les radars des équipes jeunes. C'est ça notre but, essayer de faire éclore aussi des mecs qui ne sont pas sur l'autoroute pour passer pro.
Le programme va évoluer ?
On a quelques courses en plus. On va faire le Tour du Loir-et-Cher. On refait Paris-Roubaix. On va faire la Ronde de l'Isard normalement. C'est intéressant pour nous. Ça légitime notre projet avec les jeunes. Et on a toujours notre front sprinteurs qui va être bien achalandé.
