Sam Bennett, aux bons souvenirs de La Pomme Marseille

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Le parcours de la première étape du CIC Tour de La Provence a rappelé des souvenirs à Sam Bennett. “Je connaissais les routes, notamment les montées du début. J’ai vécu à Aubagne quand j’étais au club de La Pomme Marseille et je venais souvent sur ces routes-là”. L’Irlandais s’est imposé, ce vendredi, dans les rues de Saint-Victoret, au terme d’une étape très venteuse et particulièrement agitée (voir classement). “J’espérais que la montée la plus longue (le Col de l’Espigoulier, NDLR) soit escaladée au train mais c’est à ce moment-là que les Arkéa ont décidé de durcir la course. J’étais à bloc à l’arrière”.
Le peloton se scinde un temps en quatre parties, et le sprinteur de Decathlon AG2R La Mondiale se retrouve alors piégé dans le deuxième paquet, tandis que le favori N°1 et tenant du titre Mads Pedersen est très bien entouré par ses coéquipiers de Lidl-Trek à l’avant. “On n’a pas paniqué car l’étape était encore très longue et il y avait intérêt à rouler pour plusieurs équipes. Ils n’étaient pas nombreux devant et ça allait faire long pour eux”, analyse Luke Roberts, le néo-directeur sportif de la WorldTeam française. “L’ensemble de l’équipe a fait un très bon travail pour me ramener sur l’avant, ils ont été fantastiques”, tient à préciser le lauréat auprès de DirectVelo.
UNE VOIRE DEUX AUTRES OPPORTUNITÉS D’ICI DIMANCHE
Car Sam Bennett est en effet revenu sur l’avant et a pu participer au sprint final au sein d’un peloton d’une quarantaine de rescapés. “Je savais qu’il y avait vent de face alors j’ai voulu attendre le plus possible pour lancer. Il fallait être malin mais aussi avoir de la réussite. Je ne voulais pas être directement dans la roue de Mads Pedersen, je préférais débouler de plus loin”. Un choix qu’il qualifie lui-même de “risqué” mais qui s’est donc avéré payant. “La porte s’est ouverte alors que j’aurais très bien pu être enfermé. Il y avait juste la place nécessaire pour me faufiler”. Et pour gagner, presque d’emblée cette année, après une occasion manquée sur l’Etoile de Bessèges la semaine passée. “Il n’avait eu qu’une opportunité à Bessèges (avant que l'équipe ne quitte la course le vendredi, NDLR) et ça n’avait pas fonctionné”, rappelle Luke Roberts, l’Australien qui vit depuis de longues années en Allemagne.
L’an passé, Sam Bennett avait déjà cru remporter une étape du Tour de La Provence mais il s’était relevé trop tôt le dernier jour (lire ici). Cette fois-ci, c’est la bonne. “J’y ai pensé, c’est vrai que c’était bête de perdre de cette façon mais j’avais dit aux gars ce matin qu’il fallait que sur cette édition, ce soit la bonne”. Alors qu’il avait attendu le 15 mai pour débloquer son compteur en 2024, à Dunkerque, l’ancien meilleur sprinteur du Tour de France 2020 n’aura pas le temps de douter aussi longtemps en 2025. “On dit toujours que la première est la plus difficile à gagner. J’espère bien garder ce rythme et poursuivre sur ma lancée”. Et pourquoi pas ces deux prochains jours ? “Ce sera peut-être un peu dur pour moi demain (samedi), il est possible qu’on joue la carte de Dorian Godon”, assure le premier leader de l’épreuve. “On va quand même essayer demain et on sera ambitieux pour dimanche. On est ici avec un groupe autour de Sam. C’est bien d’avoir une victoire mais on ne veut pas s’arrêter à ça”, conclut son directeur sportif.
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