India Grangier, un Master en poche et tout roule

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

L’air de rien, India Grangier a passé un sacré cap depuis près d’un an. Lauréate du Tour du Portugal (2.2) au milieu de plusieurs belles autres places d’honneur en fin de saison dernière (lire ici), l’athlète de 25 ans est repartie sur les mêmes bases en ce début d’exercice 2025. Toujours en second rideau mais jamais loin des meilleures, elle s’est successivement classée 15e du Tour Down Under - 9e d’étape -, 13e de la Surf Coast Classic et 21e de la Cadel Evans lors de son récent séjour en Australie. “Je suis contente, c’est un bon début de saison mais ça reste les premières courses, il faudra voir si j’arrive à maintenir ce niveau-là”, relate-t-elle, prudente, auprès de DirectVelo. 


Pas question pour elle de se fixer d’objectifs précis, bien qu’elle a ciblé la période des Classiques printanières pour performer. “Je préfère prendre chaque course comme elle vient en espérant y faire le meilleur résultat possible mais je ne sais pas trop quoi espérer”. Il faut dire que la sociétaire du Team COOP-Repsol manque encore de confiance en ses capacités, malgré ses bons résultats. “Je travaille sur ce manque de confiance car j’ai conscience de pécher dans le domaine”. Le staff de la Continentale norvégienne lui fait, bien sûr, une plus grande place au fil des courses. “Les résultats de l’année dernière m’ont permis d’avoir la confiance de l’équipe, ça fait plaisir. Mais je ne prends rien pour acquis”.

« JE NE VOULAIS PAS ME PRENDRE LA TÊTE »

Au fil du temps, India Grangier a légèrement changé de registre. “Avant, j’étais plutôt une puncheuse-grimpeuse et maintenant, j’ai tendance à devenir une puncheuse-sprinteuse, même si je n’irai jamais gagner un sprint massif. J’aimerais mieux passer les longues bosses”, concède celle qui est entraînée depuis les jeunes catégories par Gaël Le Glédic. Son manque de confiance en elle, évoqué plus haut, l’a également incitée à resigner, en juin dernier, pour deux années supplémentaires avec le Team COOP-Repsol, jusqu’à fin 2026. Ses résultats des douze derniers mois pourraient pourtant lui permettre, sans doute, d’intégrer une ProTeam ou même une WorldTeam et bénéficier de moyens supérieurs. “Je n’avais pas encore eu trop de résultats quand j’ai prolongé et de toute façon, je suis bien dans cette équipe, où je trouve une bonne atmosphère. J’ai sans doute manqué de confiance en moi là aussi mais je ne voulais pas me prendre la tête non plus”.

Une chose est sûre : depuis qu’elle a validé son Master en comptabilité et finance internationale, l’ancienne sociétaire du Stade Rochelais Charente-Maritime n’est plus la même athlète. “Clairement, ça a été un déclic, ça m’a fait du bien mentalement. Je peux me focaliser à 100% sur le vélo et je sens la différence”. Le meilleur est sans doute encore à venir.

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