Sandy Dujardin, mention bien

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Sandy Dujardin est de plus en plus exigeant. Il y a deux ans de cela, sans doute aurait-il été pleinement satisfait de terminer 6e de l’étape inaugurale de l’Etoile de Bessèges (2.1), derrière des coureurs de renom et au milieu d’un peloton de qualité. Sauf que le sprinteur-puncheur du Team TotalEnergies est désormais devenu l’un des coureurs qui pèsent le plus au sein de la ProTeam vendéenne, et il se doit d’être toujours plus ambitieux. “6e, c’est plutôt correct, mais on visait la victoire. Maintenant, c’est vrai que vu le plateau qu’il y a sur la course, c’est difficile à réaliser”, déclare-t-il auprès de DirectVelo.
L’Ardéchois est persuadé qu’il y avait mieux à faire dans le dernier kilomètre en montée, lors de cette traditionnelle arrivée à Bellegarde (voir classement). “J’ai viré un peu loin, j’étais 25e au virage et j’ai dû remonter dans la bosse. Je me dis que j’aurais pu lancer un peu plus tôt aussi, au lieu de rester dans les roues. Mais c’est toujours plus facile de se le dire après coup, en regardant le replay”. La réalité, c’est aussi et surtout qu’ils “étaient très forts devant”. Mention bien donc, en attendant encore mieux à l’avenir. “Dans tous les cas, il faut être présent dès le début de saison”.
« JE SENS QUE J’AI UNE PLUS GROSSE PLACE »
Après avoir passé un gros cap ces deux dernières saisons, le coureur de 27 ans rêve de lever les bras sur une épreuve européenne, lui qui compte pour seul succès professionnel à ce jour une étape du Tour du Rwanda (2.1), en 2022. “Je sens que je suis de mieux en mieux mais il me manque encore cette fameuse victoire. Je sais que je n’en suis pas loin mais il y a toujours un ou deux mecs plus forts. C’est le jeu mais j’essaie de m’améliorer chaque année pour y arriver”.
La priorité est donc de gagner, “peu importe où” et quand dans la saison. “En Coupe de France, ce serait déjà beau. Certains pensent que le niveau n’y est pas si élevé mais c’est très dur ! Pour preuve, je n’ai jamais réussi à le faire même si j’ai déjà fait 2 et 3”, rappelle-t-il en évoquant ses podiums au Tour du Finistère, à la Route Adélie de Vitré, à la Roue tourangelle et au Tour de Vendée. Avec une place de choix, plus que jamais, au sein d’une groupe vendéen homogène au sein duquel tout le monde a sa chance. “On me fait confiance et je sens que j’ai une plus grosse place qu’avant”. Reste à conclure. Et pourquoi pas dès cette semaine sur les routes gardoises, tout près de la maison ? Vendredi à Bessèges ? “Je pense déjà à la deuxième étape, sur le papier elle n’est pas mal non plus”. Affaire à suivre.
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