Paul Magnier en homme pressé

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Paul Magnier entame 2025 comme il avait lancé 2024, par une victoire. Ce mercredi, sur le traditionnel circuit tracé autour de Bellegarde, le Français a remporté l’étape inaugurale de l’Etoile de Bessèges (2.1) et ainsi endossé le premier maillot de leader de l’épreuve gardoise. “Je suis vraiment content de m’être bien débrouillé sur ce sprint. Il fallait déjà réussir à être devant dans la bosse pour jouer la victoire et ensuite, il fallait battre tous les costauds”. Entre les nombreux sprinteurs de renom et les puncheurs capables de faire la différence dans le dernier kilomètre, la liste des prétendants à la victoire était épaisse. “Je n’avais pas encore vraiment eu l’occasion de faire des sprints face à autant de gros coureurs. Pouvoir les battre aujourd’hui me met vraiment en confiance pour la suite”.


En homme pressé, il “tenait à bien démarrer la saison”, comme il l’avait fait au Trofeo Ses Salines-Felanitz l’an passé, en Espagne. “Je suis très content de récidiver”. Lors d’une étape venteuse et donc potentiellement piégeuse, le sprinteur de la Soudal-Quick Step se voulait méfiant. “On avait peur que ça fasse des bordures mais l’équipe a très bien géré”, se félicitait-il auprès de DirectVelo après avoir enfilé plusieurs maillots sur le podium protocolaire (voir classements). “J’ai moi-même bien géré ma montée, même si elle était longue et difficile. J’ai réussi à passer Jordi Meeus dans les derniers mètres”.

POUR SA GRAND-MÈRE

En arrivant en Occitanie, l’athlète de 20 ans comptait bien en claquer au moins une. “Je me suis bien entraîné cet hiver. On a fait du bon travail en Espagne avec l’équipe”. Il décroche ainsi sa sixième victoire chez les pros, déjà, mais la première en France, lui qui avait cumulé les places de 2 sur le territoire hexagonal, au Tour du Limousin, au Circuit des Ardennes puis à Plouay. “Les 2e places, c’est vraiment très différent des victoires. Je ne voulais vraiment pas faire 2e cette fois-ci. Gagner devant les supporters et des membres de ma famille, ça fait plaisir”.

Et s’il a pointé un doigt en direction du ciel en franchissant la ligne d’arrivée, c’est aussi parce que Paul Magnier avait un hommage à rendre. “Je pense à ma grand-mère qui me regarde sûrement de là-haut. Elle adorait regarder mes courses, je voulais la rendre fière. J’ai gagné en pensant à elle”

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