Lucas Grieco, 100% routier

Crédit photo Nicolas Gachet - DirectVelo
Un coureur longiligne, offensif, Espoir dernière année, venu du VTT et avec le maillot de l’AVC Aix Provence Dole sur le dos, il y avait un air de déjà vu le week-end dernier sur l’Essor Basque. Un an après Clément Izquierdo, c’est Lucas Grieco qui s’est fait remarquer dans le sud-ouest de la France. Comme l’actuel néo-pro de Cofidis, le Vauclusien a choisi d’arrêter le VTT pour se consacrer entièrement à la route. “Avec Clément, on se connaît depuis nos 8 ans. On a attaqué chez les Poussins ensemble. J'ai vu comment il performait l’an passé mais je ne me suis pas dit que j’allais faire de la route pour marcher comme lui”, confie-t-il auprès de DirectVelo.
En réalité, le vice-Champion de France Juniors 2021, entre Adrien Boichis et Paul Magnier, avait fait le tour en VTT. “Je n'avais plus l'adrénaline que j’ai maintenant sur la route avant le départ d’une course. Je me suis dit qu’il serait compliqué de vivre de ma passion en VTT”. Il a pris cette décision l’été dernier et a enchaîné en fin de saison pour faire la transition, le Tour de Côte d’Or, le Tour d’Eure-et-Loir et Paris-Tours Espoirs. “Ça m'a vraiment plu. J'ai toujours aimé faire des sorties sur la route de 4 à 5 heures pour le plaisir. J’habite au pied du Ventoux, c'est quand même assez beau comme endroit pour rouler”.
« DU MAL À ME CANALISER »
Lucas Grieco, qui ces dernières années profitait de la route pour préparer la saison de VTT (voir sa fiche DirectVelo), sait qu’il a encore beaucoup de choses à apprendre. “Je ne suis encore pas très à l'aise dans un peloton. Physiquement, je suis fort, mais j'ai encore du mal à fournir l'effort au bon moment. Je suis un peu sanguin, j'ai donc parfois du mal à me canaliser”, sourit-il.
Samedi, aux Boucles de l’Essor, il devait être le sprinteur de son équipe mais il a réussi à flairer la principale échappée du jour, composée de huit coureurs et qui a été revue à une dizaine de kilomètres de l’arrivée située à Tarnos. “Je n'avais jamais réussi à prendre une échappée de ma vie, j'étais bien content d'y être. J'ai encore un peu de mal à comprendre les adversaires. Parfois, ça ne roule pas et on ne sait pas pourquoi”.
« PERSONNE NE ME CONNAÎT »
Il se donne deux ans pour réussir à en faire son métier. “Si je n'y arrive pas, tant pis, au moins j'aurais essayé. Avant, j'étais là pour apprendre, mais maintenant, je veux gagner des courses”. Il reconnaît “ne pas être très bon” nulle part mais bon partout. “Cet hiver, je pense m’être un peu amélioré dans les montées, mais je ne suis pas un grimpeur, car je reste assez lourd. J'essaie aussi d'améliorer un peu mes qualités de sprint”.
Le coureur de 21 ans estime avoir des capacités à rouler vite longtemps sur le plat. Comme plusieurs vététistes devenus routiers avant lui, il compte ne pas être attentiste pour se faire un palmarès. “Pour gagner des courses, je pense qu'il faut essayer de provoquer les choses. C'est ce que j'ai fait en étant échappé sur l’Essor Basque. Si c’était allé au bout, je pense que j'aurais pu faire quelque chose”. Pour le moment, Lucas Grieco peut profiter d’être un anonyme du peloton amateur. “Je ne connais personne et personne ne me connaît : c'est un avantage”. Qui pourrait ne pas durer s’il continue à se montrer comme le week-end passé.
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