Les Juniors français prêts pour le Jour-J
Crédit photo Hervé Dancerelle / DirectVelo
C’était le dernier grand test avant “le rendez-vous de l’année”, dixit Soan Ruesche - photo ci-dessus -. Ce dimanche en fin de matinée, les Juniors français disputaient, à Hoogerheide, la dernière manche de leur Coupe du Monde, dans la continuité de leur stage espagnol. Les Bleus se sont montrés réguliers en plaçant trois éléments aux places de 4, 5 et 6. Surtout, ils ont assuré l’essentiel avec la victoire finale de Soren Bruyère Joumard au classement général de la Coupe du Monde, lauréat d’emblée à Dublin et qui s’est toujours montré régulier depuis. “On a aidé Soren à gagner le général en ne roulant pas avec certains mecs. On vient de passer dix-quinze jours ensemble, on devient des amis et non plus de simples équipiers”, relate Théophile Vassal, 5e sur le circuit néerlandais (voir classement), auprès de DirectVelo.
Pour cet ultime rendez-vous en Coupe du Monde, les Français ont connu des fortunes diverses et le corps n’a pas répondu de la même façon pour tout le monde après un gros bloc de travail ces deux dernières semaines. “Le but était d’être propre techniquement, les consignes ont été respectées. Tous les voyants sont au vert”, se réjouit Théophile Vassal. “On a bien bossé au stage, j’avais de bonnes sensations. Je suis parti moins fort que d’habitude pour finir costaud, comme demandé et conseillé”, relate pour sa part Soan Ruesche, qui s’est un temps focalisé sur la course de l’Italien Mattia Agostinacchio pour aider Soren Bruyère Joumard. Pour sa part, Florian Féry (23e) n’avait pas les cannes. “Je me suis appliqué dans les virages pour travailler la technique en pensant au Mondial. Mais physiquement, il va falloir retrouver des jambes”. Le contre-coup du stage, peut-être.
UNE TOUTE PETITE PARENTHÈSE SCOLAIRE
Avec ces gros points UCI, Théophile Vassal et Soan Ruesche se réjouissent tous les deux de se “replacer” pour le Mondial de Liévin. Quel que soit le résultat dans les Hauts-de-France le week-end prochain, les Bleus auront tous accumulé un maximum d’expérience ces dernières semaines. Pour leur plus grande satisfaction. “Les stages, les voyages en avion, l’enchaînement des courses… C’est nouveau. Tout se passe bien dans le groupe mais il faut s’adapter et continuer d’apprendre, en essayant de faire au mieux”, synthétise Florian Féry.
Chacun d’entre eux va désormais retourner au lycée “un ou deux jours en début de semaine”, histoire de “recharger les batteries” et de penser (un petit peu) à autre chose qu’au cyclo-cross. Tout en se rapprochant, chaque seconde un peu plus, du fameux Jour-J. “On va débrancher le cerveau rapidement, lâche Soan Ruesche, puis il sera temps de filer au Mondial”.
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