Célia Gery marque déjà son territoire

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo

Elle n’aura pas mis longtemps pour prendre ses marques chez les grandes. Championne de France, d’Europe et du Monde l’hiver dernier chez les Juniors, Célia Gery dispute actuellement ses premières compétitions de cyclo-cross chez les Élites. Et l’Espoir 1 a décidé de frapper fort d’entrée. Championne d’Europe U23 sous le maillot de l’équipe de France le week-end dernier, en Espagne, elle vient ce dimanche de décrocher son premier succès Élites en Coupe de France, en devançant la professionnelle Amandine Fouquenet (Arkéa-B&B Hôtels) après un beau duel (voir classement). “C’est sympa, on a bien bagarré”, se réjouit auprès de DirectVelo la néo-sociétaire de la formation AS Bike Racing, qui rejoindra pour rappel la FDJ-Suez sur la route pour 2025. 


Pourtant, le week-end de Célia Gery avait bien mal commencé. Samedi, elle est partie à la faute et a chuté violemment sur le circuit de Pierric (Loire-Atlantique), ce qui l’avait contraint à l’abandon. “J’ai switché facilement. Ce n’est qu’une Coupe de France, et je savais qu’il restait encore aujourd’hui. Forcément, j’étais un peu déçue car je n’aime pas arrêter une course comme ça mais j’ai vite pensé à cette seconde course”. Retombée sur son poignet déjà meurtri depuis sa fracture au Watersley Challenge (Pays-Bas) le 1er septembre, l’athlète de 18 ans a serré les dents ce dimanche. “Mon poignet était déjà très fragile alors ça n'arrange pas trop les choses”.

DEUX DUELS DIFFÉRENTS

Pour couronner le tout, Célia Gery assure ne pas avoir été particulièrement à l’aise sur ce circuit. “Il y a de la terre grasse qui glisse vite. C’est l’un de mes points faibles. Je n’étais pas très à l’aise hier alors j’ai essayé d’autres boyaux aujourd’hui. C’était un peu mieux mais dans le dévers, je n’arrivais toujours pas à choper la bonne trajectoire, ça m’embêtait à chaque fois”. Elle a ainsi pris le pari de “faire la différence dans la partie où je me sentais le plus à l’aise, là-haut dans les sous-bois, où c’était un peu plus sec”. Une fois un petit écart creusé, elle se satisfait d’avoir “bien géré” son effort, hormis dans un secteur bien précis : “d’habitude, je gère mieux les dévers. Ce n’était pas top cette fois-ci mais ça arrive, ce n’est pas grave”, insiste-t-elle avec le sourire.

Comme face à la Luxembourgeoise Marie Schreiber la semaine passée à Pontevedra, Célia Gery est donc parvenue à prendre le meilleur sur son adversaire, Amandine Fouquenet, au terme d’un duel engagé. Mais pas question pour elle de comparer les deux situations. “La semaine dernière, je n’étais pas du tout là en favorite. Ce n’était pas pareil. Ce n’était pas à moi de prendre la course en main. Ici, c’était chacune notre tour. Je n’allais pas rester collée dans la roue sur tous les tours”. Célia Gery a pris ses responsabilités et marque déjà son territoire. Ce n’est sans doute que le début, mais elle se veut prudente et modeste. “Ça veut dire quelque chose et de l’autre côté, pas tant que ça car chaque course est différente. On verra sur la première manche de Coupe du Monde”

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