Stéphane Reimherr immuable
Très en vue depuis le début de saison, Stéphane Reimherr (US Montauban 82), 37 ans, est l’une des valeurs sûre du cyclisme dans le Sud-Ouest de la France. Le natif du Lot et Garonne, désormais domicilié à Vergt près de Périgueux (Dordogne), dit toujours prendre autant de plaisir sur le vélo plus de vingt ans après ses débuts en cadets. Il répond aux questions de www.directvelo.com.
DirectVélo : A 37 ans, qu’est-ce qui te motive encore ?
Stéphane Reimherr : En fait j'ai commencé chez les cadets où je faisais souvent jeu égal avec un garçon comme Anthony Langella. Mon père a cependant exigé que j'assure avant toute chose mon avenir professionnel et j'ai entrepris une formation de charpentier qui me laissait assez peu de loisirs pour rouler. Cette époque aura au moins eu le mérite de m'assurer un gainage efficace. J'ai pu reconsacrer plus de temps au vélo vers 22 ans et j'ai recommencé à être efficace à partir de 1999 quand j'ai intégré un poste qui me laissait un après-midi pour m'entraîner. Tant que je prendrai du plaisir sur le vélo et que je serai compétitif, je continuerai à ce niveau.
Tu travailles donc à plein temps aujourd’hui ?
En effet. Je ne peux rouler, avant les beaux jours que le week-end et le mercredi après midi si les besoins du service le permettent. Ainsi, la semaine dernière je n'en ai pas bénéficié et je n’ai pratiquement pas roulé avant de me rendre sur la Vienne Classic (106e , à 46’’ d’Arnaud Démare). Mon activité professionnelle a cependant le double avantage de me permettre de bien supporter le froid et de ne me faire prendre que très peu de poids l'hiver -au pire 3 kilos-. En commençant les sorties sur route en novembre, je suis très tôt compétitif.
On t'a vu à ton avantage dès la première épreuve de l'Essor Basque et sur le Prix Pierre Pinel. Tu avais particulièrement préparé ce début de saison ?
En fait, cet hiver j'ai revu ma position avec un copain vélociste à Pau. J'ai reculé ma selle, baissé mon guidon et je me trouve mieux posé sur mon vélo, surtout sur les phases où tout le monde est en prise. J'ai l'impression de dépenser moins d'énergie et j'ai moins de difficultés à les finir. Sur les cinq premières courses auxquelles j'ai participé, j'en ai terminées trois dans le top 8. Pour le reste je n'ai rien changé. Je suis le même programme d'entraînement depuis 5-6 ans et mon planning hebdomadaire est immuable : course le dimanche, sortie de décontraction le lundi, longue sortie le mercredi et une autre de 2 heures à 2 heures et demi s'il n'y a pas de course le samedi. Comme je travaille et que mes horaires correspondent rarement avec ceux des coursiers habitant dans mon secteur, j'ai l'habitude de rouler seul. Concernant l'alimentation, j'ai la chance d'avoir une épouse qui a de bonnes connaissances en diététique et établit mon alimentation en conséquence.
Quel regard portes-tu sur ton parcours ?
Je suis content de ce que j'ai fait, même si je n'en ai pas gagné beaucoup et que j'en ai aussi perdu de belles sur des circonstances particulières dans le final. Mon emploi m'empêche de pouvoir planifier des préparations spécifiques sur des épreuves que j'aurais ciblées et je prends donc les épreuves telles qu'elles se présentent.
Quel est ton rôle à l’US Montauban 82 ?
A Montauban nous avons un leader efficace (Carl Naïbo) et nous roulons donc pour lui quand il peut jouer la gagne. Pour ma part j'ai un rôle de capitaine de route. J'applique donc les consignes d'équipe tout en essayant de conseiller les plus jeunes. Je bénéficie bien sûr aussi d'une certaine liberté d'action.
Quel est ton programme pour les prochaines semaines ?
Je participerai ce week-end à Bordeaux-Saintes puis à la première manche de la nouvelle Coupe de France de DN2 à Buxerolles et enfin le Tour du Canton de Saint-Ciers pour clôturer le mois de mars.
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Stéphane Reimherr réalise un bon début de saison /
Crédit Photo : Guy Dagot - www.sudgironde-cyclisme.net
