Guidon Chalettois : « Essayer de trouver une ouverture »

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Le Tour du Loir-et-Cher est l’une des courses les plus importantes et prestigieuses du calendrier du Guidon Chalettois. À domicile, la formation de N1 espère briller mais la tâche n’est pas aisée au milieu d’un peloton au niveau toujours plus élevé sur l’épreuve de Classe 2. DirectVelo fait le point avec le directeur sportif de la formation loirétaine, Stéphane Foucher, entre les deux premières étapes. Entretien.

DirectVelo : Comment cette première journée s'est-elle déroulée pour l'équipe ?
Stéphane Foucher : C'est mitigé. C'était une première étape typique du Tour du Loir-et-Cher avec du vent, de la pluie et pas mal de routes sinueuses. On est passé à travers les embûches et les grosses chutes. C'est un bon point. Pour le reste, on a quand même eu deux crevaisons dont une dans le final, pour Thibaud Bridron. Il était présent dans le premier peloton et on aurait donc pu avoir trois gars dans le coup (avec Axel Habert et Louis Hardouin, NDLR).

« CE N’EST PAS FACILE D’EXISTER SUR CES COURSES-LÀ »

Avez-vous été surpris de voir les attaquants résister jusqu'au bout ?
Hier (mardi), on s'était dit que s'il y avait une échappée à l'entrée du circuit final, ça avait des chances d'aller au bout sur cette première journée. Les trois-quarts du circuit étaient sur des petites routes qui n'étaient pas propices au peloton et aux équipes de sprinteurs pour mener la chasse. Alors certes, ils étaient partis depuis longtemps, mais le peloton leur a laissé une bonne marge et visiblement, ils étaient costauds (voir classements).

Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour l'ensemble de ces cinq jours ?
Ce n'est pas facile d'exister sur ces courses-là. Mais on essaie de répondre présent. On s'est battu aujourd'hui et on continuera de le faire jusqu'au bout. On veut essayer de trouver une ouverture, en espérant qu'il y en aura une à un moment donné. Si on peut chercher un Top 5 sur une étape, ce serait déjà bien. On veut monter qu'on est là, sachant qu'à la base, nous n'étions même pas conviés sur la course. Mais bon, finalement, alors qu'on avait été initialement refusés, on a été pris en mars... Je ne donnerai pas les détails du pourquoi du comment (sourire). Toujours est-il que c'est très bien pour nos partenaires. D'ailleurs, la Région Centre est partenaire de la course comme de l'équipe. Il était important que l'on soit là.

« ON N’A PAS À SE PLAINDRE »

Quelles te semblent être les meilleures cartes de l'équipe pour réaliser une belle performance cette semaine ?
On a des coureurs polyvalents comme Thibaud Bridron ou Alan Villemin. Ils se débrouillent dans le vent et les bordures, sans oublier qu'ils sont rapides. Mais on a aussi des coureurs qui peuvent aller dans des coups, je pense notamment à Axel Habert. On mise sur l’ensemble du groupe. C’est un rendez-vous important.

Es-tu satisfait de la première partie de saison de l'équipe ?
C'est un bon début de saison, oui. On est 16e du Challenge (BBB-)DirectVelo. Mais ce n'est que le début. Un gros mois de mai arrive et on espère pouvoir enchaîner les victoires sur cette période mai-juin, avec des courses importantes qui arrivent. Pour l'instant, c'est satisfaisant, on n'a pas à se plaindre. Il y a des bons résultats, mais il nous manque une victoire sur une belle Élite. Ça ferait du bien même si on a bien conscience que le niveau est très élevé tous les dimanches et que ce n’est pas simple.


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