Dries Van Gestel : « Je peux profiter d’être numéro 2 »

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

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C’est l’année de la confirmation pour Dries Van Gestel. Particulièrement en vue sur les Classiques de fin de saison l’an passé, le Belge de TotalEnergies n’a pas beaucoup quitté les Top 10 à partir du mois d’août, et s’en amuse au départ de l’Etoile de Bessèges, avant ce nouvel exercice. "L'année dernière c'était bien, j'ai fait une bonne saison. Le début était bien, au milieu j'ai fait un bon bloc de travail, plutôt dans un rôle d'appui. Et durant l'été, j'étais un peu plus libre. Toutes les courses me convenaient, j'avais de bonnes sensations et j'ai fait de bons résultats. J'ai fait très peu de courses hors du Top 10 (rires). Et c'était des courses en tant qu'équipier, il y a une où j’ai chuté et une où j’ai fait 11e (la Famenne Ardenne Classic, NDLR)... Donc c'est pas mal !".

Vainqueur en prime à Drenthe, au mois de mars, celui qui a renoué avec le succès après sa victoire sur une étape du Tour des Fjords 2017 n’est pas pour autant étonné de son niveau. "Je ne me suis pas surpris, je sais que je suis toujours très régulier. Je n'ai jamais de grands hauts ni de grands bas. Quand tu commences à avoir la confiance, tu sais que tu en es capable". Une sorte de cercle vertueux. Son rôle ne changera pas pour 2023. "Ça va être à peu près comme l'an dernier. Ça a bien marché pour moi comme pour l'équipe. Il n'y a pas grand chose qui va changer". Et c’est bien suffisant à son bonheur. "Je suis content de ma place".

Le Belge l’explique facilement. "Si tu as plus de responsabilités, c'est toi qui es décisif. Moi j'aime bien mon statut comme ça. Je peux profiter d'être le numéro 2, ce n'est pas toujours le grand leader qui gagne. Il y a plusieurs vainqueurs équipiers ou co-leaders. Il y a plusieurs cas où le vrai leader ne gagne pas forcément", concède-t-il, en citant entre autres Mathew Hayman ou Johan Vansummeren et leurs succès sur Paris-Roubaix en partant de loin. Quant au Flamand, il ne ciblera pas une Classique plutôt qu’une autre. "C'est mon corps qui décidera, je ne peux pas forcer ça. Je ne suis pas le genre de coureurs qui a un pic de forme en particulier. Il faudra le bon jour, des fois il pleut, tu prends un coup de froid, et d'autres fois tu n'as rien...". Et ces jours-là arrivent pour Dries Van Gestel. 

  

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