Les poursuiteuses écrivent leur histoire

Crédit photo Thomas Maheux - DirectVelo

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Première médaille ce jeudi soir pour l'équipe de France. Les poursuiteuses ont apporté le bronze, au clan tricolore, sous les acclamations du public du vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. "Le bruit pousse quand même", assure Clara Copponi, la démarreuse du quatuor après "un changement de dernière minute au dernier entraînement. On a vu qu'on faisait de très bons temps avec moi au départ, c'est un retour à mes premières amours" ajoute-t-elle à DirectVelo.

DOUBLE PREMIÈRE

C'est même la première médaille mondiale pour des Françaises dans la discipline. "Nous étions déçues pour les garçons hier (mercredi), ils ont fait de super Championnats d'Europe et la pression était peut-être un peu grande à la maison. Nous sommes venues la fleur au fusil. Mais cette médaille est pour toute l'équipe de France et le staff qui travaille énormément", précise Valentine Fortin. Marion Borras explique la méthode de Samuel Monnerais, qui les connaît depuis leur passage au Pôle de Bourges. "Sam a confiance en nous mais il ne veut pas qu'on s'emballe à l'avance. Il voulait d'abord qu'on fasse une très bonne qualif' pour se jauger ensuite".

Justement, le quatuor tricolore a terminé les qualifications à la 3e place, ce qui leur a valu d'affronter les Anglaises au premier tour. En retard par rapport aux Britanniques, les Françaises ont vendu chèrement leur peau quand le relais de Marion Borras a replacé les Anglaises à une portée de fusil. "Je suis en 4e position dans l'équipe. Je viens plus tard dans la poursuite. J’essaye de faire le plus long relais possible pour permettre aux filles de récupérer un maximum. Effectivement, j’ai réussi à remettre un peu d’allure. Tout le monde a fait de très bons relais et on a été super homogène toute la poursuite. C’est ça qui donne un beau résultat à la fin", détaille la future représentante de St-Michel Auber 93. Mais en face, la Grande-Bretagne a une pièce-maîtresse. "C'était Archibald contre la France, résume Valentine Fortin. En finale elles font un moins bon temps que nous (4'11" contre 4'10", NDLR). On est tombé sur un os".

UN TRAVAIL DE FOND

C'est donc contre l'Australie que les quatre poursuiteuses sont allées décrocher le bronze, avec un temps de 4'10"774 tout proche de leur record de France à Tokyo. "C'est mon meilleur temps car je n'étais pas au JO sur les 4'10"", se réjouit Clara Copponi. Et pour Victoire Berteau, c'est sa meilleure poursuite du tournoi. "J'ai foiré ma qualif et mon premier tour, je suis toujours rongée par le stress, regrette-t-elle. Si on n'est pas compétitive, les autres filles le paient. C'est un gros travail mental que j'ai à faire".

Mais heureusement pour la Picarde de Cofidis, son travail à l'entraînement l'aide aussi. "Mes progrès physiques me rassurent mentalement. C'est en partie grâce à la route et aussi au travail spécifique de la poursuite". Marion Borras confirme la somme de travail qui est à l'origine de cette médaille. "C’est une consécration de plein de choses. On a travaillé d’arrache-pied déjà avant Tokyo. C’est vraiment un boulot de fond qu’on fait en permanence. On n’est pas souvent chez nous. On écrit notre histoire et on espère qu'elle sera encore plus belle d'ici Paris 2024".

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Portrait de Valentine FORTIN