Marie-Divine Kouamé : Objectifs atteints plus vite que prévu

Crédit photo DirectVelo

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Pour son premier Championnat du Monde Élite, Marie-Divine Kouamé ne va pas en perdre une miette. La cycliste de 20 ans s'alignera en vitesse par équipes, en vitesse individuelle, au 500 mètres dont elle est Championne d'Europe Espoirs et le keirin. À partir de mercredi, le public de Saint-Quentin-en-Yvelines aura donc plus d'une occasion d'applaudir la pensionnaire de l'US Créteil qui progresse plus vite que prévu, comme elle l'explique à DirectVelo.

DirectVelo : Ton programme sera rempli au Championnat du Monde...
Marie-Divine Kouamé : C'est habituel de faire toutes les disciplines, j'ai toujours tendance à faire un peu tout parce que j'aime bien le 500 mètres mais ça va être un autre niveau. Il faudra penser à bien récupérer pour bien enchaîner.

Le Championnat du monde ne compte pas pour la qualification olympique. Est-ce que c'est un regret ou est-ce que vous n'êtes pas encore assez prêtes en vitesse par équipes ?
Oui et non. Pour disputer les Championnats du Monde, il a fallu qu'on se qualifie, on a réussi à le faire avec un temps vraiment pas mal par rapport au niveau international. On aura d'autres occasions de pouvoir marquer des points. L'objectif est d'être performantes sur ce Championnat du Monde, c'était l'objectif de l'année, et à domicile, essayer de faire vibrer un peu les Français. Nous voulons prouver que notre vitesse par équipes tient la route et qu'on pourra compter sur nous et nous faire confiance pour les Jeux olympiques.

« LE RÔLE OÙ JE ME SENS LE MIEUX »

Ton rôle de démarreuse te stresse-t-il ?
C'est un peu stressant, forcément, mais c'est un rôle que j'affectionne particulièrement. C'est le rôle où je me sens le mieux au sein de la vitesse par équipes. C'est moi qui lance la vitesse et qui donne un peu le ton. J'aurai à cœur de bien faire sans me mettre de pression, m'amuser le plus possible, bien sortir de la boite, finir mon tour, bien passer mon relais et ça devrait le faire.

Sur le 500 m, est-ce que tu te sens encore mieux qu'au Championnat d'Europe ?
Oui, le but est d'élever son niveau sur ce Championnat du Monde. On a bossé en conséquence, on a pris un peu de repos après les Europe. On est revenu au Championnat de France, on a fait une semaine "cool" et là l'objectif est de rebattre mon record de France. D'ailleurs que ce soit sur le 200 m lancé, le 250 m de la vitesse par équipes ou le 500 m, c'est d'élever son niveau et de faire mieux que ce qui a été fait toute l'année.

« ON TRAVAILLE PLUS L'AÉROBIE »

Avec Grégory Baugé, vous vous êtes fixé des temps de passage ?
On s'était fixé des temps au tout début de l'année et ils vont être revus à la hausse car les objectifs ont été atteints un peu plus vite que prévu. Sur ces Championnats du Monde, nous aurons donc de nouveaux objectifs dont on n'a pas encore parlé mais on aura des objectifs de temps sur le 200 mètres, le 500 mètres et la vitesse par équipes.

Atteindre tes objectifs plus vite que prévu, ça te donne encore plus confiance ?
Forcément, on se dit que la préparation marche, que j'assimile bien les entraînements. Les objectifs ont été fixés pour voir comment j'assimilais ce nouveau mode d'entraînement que Greg nous a imposé. Atteindre les objectifs plus rapidement que prévu ça veut dire qu'on sera meilleur plus rapidement que prévu. Paris 2024, c'est dans deux ans donc si je peux accélérer ma progression pour être à Paris au top de ma forme, je prends avec plaisir.

Qu'est-ce qui a changé dans votre préparation ?
On travaille beaucoup plus l'aérobie, au seuil, à la PMA, ça nous permet de beaucoup mieux récupérer de nos efforts. On a intégré beaucoup de route à notre planification d'entraînement, ce qu'on ne faisait pas forcément avant que Greg soit là. On fait énormément de récup' sur le vélo, avant on faisait de la récup passive. Il y a plus de répétitions, plus d'efforts à l'entraînement. Il y a aussi l'aspect psychologique qui a changé. Je trouve qu'on va s'entraîner avec un peu plus de hargne, en étant plus conscients de ce qu'on fait. Nous sommes là pour faire du très haut niveau, pour préparer les Jeux olympiques.

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