D. Chopin : "Pas doué mais passionné"
David Chopin collectionne les places d'honneurs depuis le début de saison : 2e du Souvenir Louison Bobet, 4e de la Route Bretonne et de l'Etoile de Tressignaux, 5e du Circuit du Morbihan et de la Melrandaise. Le coureur d'Hennebont Cyclisme revient pour www.directvelo.com sur son début de saison et sa passion du vélo.
DirectVélo : En préparant ta saison, avais-tu programmé des pics de forme ?
David Chopin : Absolument pas, je ne programme jamais quoi que ce soit. D'ailleurs, je n'ai jamais eu de programme d'entraînement. Depuis mes débuts, j'écoute Jean-Jacques Henry qui travaille avec moi surtout sur le plan psychologique. Son vécu, ses compétences, qui bien malheureusement ne sont pas désormais assez exploitées dans le monde du vélo, m'apportent énormément. C'est vraiment quelqu'un de bien. Maintenant, je marche bien, mais je suis conscient que cela ne va pas durer. En attendant, je profite de la forme pour me faire plaisir. Dans le sport comme dans la vie, je ne complique pas les choses. C'est avant tout une passion et la raison, par définition, n'a pas sa place.
As-tu des objectifs précis cette saison ?
Non, je n'ai jamais fait de vélo pour gagner des courses, mais pour faire du vélo, tout simplement. Sinon, j'aurais arrêté dès les minimes où je galérais derrière le peloton. Je ne suis pas doué, mais passionné et tout jeune, mon truc à moi, c'était d'enregistrer les étapes du Tour et de les regarder tout l'hiver. Je préférais ça aux Sitcom. Après, quand j'ai grandi un peu, mon plaisir était de rouler, même quelques kilomètres, dans la roue de Sébastien Hinault. C'est marrant, maintenant, on s'entraîne ensemble et en me calquant sur lui, je suis sûr d'être dans le vrai. C'est un exemple. Mais une chose est sûre, je ne me fais pas d'illusions, je ne pédalerai jamais à son niveau. Pour être pro à cet échelon, il faut être une exception, et je n'en suis sûrement pas une. Mais ce n'est pas une fin en soi, pour moi en tout cas. Je prends autant de plaisir sur une classique que sur un critérium.
Aujourd'hui, combien de temps peux-tu consacrer au vélo, à l'entraînement ?
En saison, comme je cours au moins deux jours, je roule entre 8 et 9 heures la semaine, ce qui me permet de me concentrer sur mon activité de correspondant de presse, mon autre passion. J'ai l'avantage de travailler avec de vrais professionnels, et comme dans le vélo, quand on est avec plus fort que soi, on progresse. Et j'ai la chance que mon supérieur direct soit passionné de vélo. Frédéric Barillé (6e d'un Championnat du Monde cycliste des journalistes) pour ne pas le citer, m'établit toujours un planning compatible avec la compétition.
Est-ce que ça change quelque chose pour l'équipe d'être en DN3 ?
Sur le terrain, cela ne change rien. Nous sommes en DN3, mais l'important, avec Florian (Auberger) ou Gwenaël (Simon), nous ne sommes pas moins bons que les autres. Et nos dirigeants, Cédric Le Ny, Gaby Morantin, Georges Le Bourhis, nous mettent dans des conditions dignes d'une DN1. Le coureur est au centre de la structure et non noyé dans la masse. Même si le collectif est très important, chacun est entièrement libre de ses choix, de ses objectifs. C'est sans doute pour ça que tout le monde marche dans le groupe.
Retrouvez en cliquant ici la fiche wiki de David Chopin.

"Je n'ai jamais fait de vélo pour gagner des courses, mais pour faire du vélo" /
Crédit Photo : www.bretagnevelo.com
