Antoine Raugel en route vers les Classiques

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Voilà Antoine Raugel dans le grand bain, pour de bon. Après une première saison professionnelle qui a surtout servi “de transition” entre le monde des amateurs et le plus haut niveau mondial, du côté de la Conti Groupama-FDJ, il effectue en ce mois de février ses débuts dans le WorldTour au sein de l’équipe AG2R Citroën. “Je me considère toujours comme néo-pro cette saison, bien sûr. Je suis encore jeune et dans l’apprentissage. Je découvre un début de saison pro avec des courses où tout le monde est déjà bien en forme. Avant, j’avais parfois des courses moins relevées au milieu de courses très dures. C’était un entre-deux à la Conti. Disons que je n’étais plus chez les amateurs, mais ce n’était pas non plus la grosse saison pro d’entrée. Ce n’était pas pro à 100%, en quelque sorte”. Le coureur de 22 ans a ainsi pu monter en puissance tout au long de la saison 2021 avant de, il l'espère, passer un nouveau cap cette saison. 

ACTIF TOUTE LA SEMAINE


“Grâce à la passerelle entre la Conti et la WorldTeam de la Groupama-FDJ, j’avais déjà côtoyé des mecs comme Arnaud (Démare) ou (Stefan) Küng. C’était déjà une aide précieuse”, rappelle pour DirectVelo celui qui a cette fois-ci débuté sa saison aux côtés de Clément Champoussin, Benoît Cosnefroy ou encore Greg Van Avermaet, chez AG2R Citroën. “Forcément, on prend beaucoup d’expérience grâce à ces mecs-là. Il faut bien écouter tout ce qu’ils disent car ils sont passés par là avant moi. Il y a des erreurs à éviter, ils sont toujours de bon conseil, notamment un coureur comme Mikaël Chérel. Il a toujours un petit mot sympa avant l’étape”.

L’Alsacien a lancé sa saison 2022 au Grand Prix de Marseille-La Marseillaise (1.1) avant d’enchaîner avec l’Étoile de Bessèges (2.1), épreuve durant laquelle il n’a pas manqué d’être acteur de la course, d’abord en sortant dans le final le premier jour, lors d’une étape où il ne s’est pas fait piéger par les bordures. “J’ai tout de suite senti que j’étais dans le match sur La Marseillaise en accompagnant Benoît (Cosnefroy) jusqu’aux Crêtes, puis en sortant avec des mecs comme (Bryan) Coquard ou (Diego) Ulissi sur la première étape à Bessèges. J’avais de très bonnes sensations”, se satisfait-il après coup.

DU PLAISIR LE SAMEDI, DE LA PURE SOUFFRANCE LE DIMANCHE

L’ancien Champion de France Juniors a tenté d’épauler au mieux ses leaders sans manquer de prendre part à l’échappée du jour, samedi, sur l’étape du Mont Bouquet. “On avait manqué l’échappée la veille alors j’avais l’esprit revanchard. Ce n’était vraiment pas facile, d’autant que je suis rentré à contre-temps avec Tony (Gallopin). Ça a roulé plein pot toute la journée, avec le vent de face… Mais je me suis fait plaisir”. En revanche, Antoine Raugel admet avoir payé l’addition dimanche, lors du contre-la-montre final sur les hauteurs d’Alès, dans la montée de l’Ermitage - notre photo -. “J’ai clairement payé cash mon échappée. J’avais la patte lourde. Si ça avait été tout plat, ça aurait pu aller, mais avec la bosse, c’était dur”, rigole-t-il.

Cette semaine, il va continuer d’enchaîner les courses françaises du début de saison en disputant le Tour de la Provence (2.Pro). Avant de se rendre en Belgique pour les premières semi-Classiques de l’année. “Je voulais aller en Belgique, c’était mon souhait mais aussi celui de l’équipe, qui m’offre l’opportunité de me tester sur ces courses. Je pense que c’est ce qui me convient le mieux, et c’est ce que j’aime le plus, alors autant prendre de l’expérience le plus vite possible avec des coureurs comme Oliver Naesen ou Greg Van Avermaet”. Antoine Raugel a bien conscience qu’il aura “du pain sur la planche” mais qu’il va “falloir passer par là”. Pour l’instant, il dit n'avoir qu’un pré-programme. “Beaucoup de coureurs de l’équipe souhaitent participer aux courses flamandes donc il faudra se partager tout ça. En tout cas, j’ai hâte d’y être”. En attendant, il va pouvoir continuer de perfectionner sa condition physique dans le sud de la France une semaine supplémentaire. 

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