Thomas Denis s'adapte à tous les rôles

Crédit photo Patrick Pichon - FFC

Crédit photo Patrick Pichon - FFC

À 24 ans, Thomas Denis est l'un des piliers historiques de l'équipe de France de poursuite. Il était déjà de la partie pour les trois titres de Champions d'Europe (2016 chez les Espoirs, 2016 et 2017 chez les Elites). La semaine dernière à Roubaix, il a rajouté sa première médaille mondiale avec ses camarades du quatuor tricolore : celle d'argent après la finale face à l'Italie.

Pourtant, cette saison, pour le néo-pro de Xellis-Roubaix Lille Métropole, la priorité était de construire les fondations pour les rendez-vous plus lointains. "La préparation sur piste n'était pas maximale cette année car on se projette sur 2024. J'ai eu une activité plus chargée sur route pour prendre de la caisse", dit à DirectVelo celui qui a disputé une course par étapes cette année, au Tour Poitou-Charentes (lire ici). Le Breton a participé au Championnat du Monde sur la lancée de stages sur piste et de la bonne forme du moment. Le déplacement du Mondial piste à la fin de la saison route l'a bien aidé. "En octobre, c'est plus facile. Quand c'était en février-mars, il fallait reprendre plus tôt en hiver et on manquait de courses de préparation", note-t-il.

CONTENTS DE RIVALISER AVEC LES ITALIENS

L'équipe de France de poursuite a débuté son tournoi dans les temps de passage prévus. "Pour les qualifications, nous avons respecté notre tableau de marche basé sur un temps de 3'50"-3'51"". Au tour suivant, face aux Danois, ils améliorent le record de France (lire ici). "En match, il y a un autre aspect, on va plus vite". Enfin, en finale, ils ont tenu la dragée haute aux Champions olympiques pendant trois kilomètres. "Nous étions contents de rivaliser avec les Italiens, je ne m'y attendais pas".

Thomas Denis a beau être un pilier, il sait se déplacer dans la chenille tricolore. Cette fois-ci, il était placé directement derrière le démarreur Valentin Tabellion, son coéquipier habituel à Roubaix. "Steven (Henry) a décidé ce changement. Je me suis toujours bien adapté à tous les rôles. Il m'a fallu une ou deux séances en stage pour prendre mes marques". L'adaptation passe par "une gestion différente. On n'a pas eu le temps de récupérer du départ qu'il faut prendre son relais. Plus tu recules dans l'équipe, plus tes relais doivent être longs. Chaque rôle est dur et il est choisi en fonction des qualités de chacun", explique-t-il.

« J'AVAIS DÉCIDÉ D'ARRÊTER LA POURSUITE »

Le tournoi arc-en-ciel du Champion de France de l'Américaine ne s'est pas arrêté avec la poursuite par équipe. Le Morbihannais s'est aussi aligné en poursuite individuelle. "Après le Championnat de France à Bourges (4e, NDLR), j'avais décidé d'arrêter la poursuite. Mais Steven m'a convaincu d'en refaire pour ce que ça soit bénéfique pour la poursuite par équipes". Certes, il n'a pas atteint le temps de son tableau de marche (4'12"-4'13"), ni une place en finale, mais ses 4'15"333 constituent son record personnel, en temps et en puissance.

La saison, route et piste, est terminée. Place à la coupure "de deux ou trois semaines. Il y aura ensuite le stage cohésion de l'équipe de Roubaix mi-novembre". Il sera alors temps de penser au programme de 2022.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Thomas DENIS