Joris Delbove : « Un sentiment mitigé »

Crédit photo Alizée Quéré

Crédit photo Alizée Quéré

Joris Delbove a encore une fois pesé sur la course. Dès les premiers kilomètres de la Classique Chazal Dijon-Auxonne-Dijon, le sociétaire du SCO Dijon-Team Materiel-velo.com s’est retrouvé devant avec 26 autres coureurs dont quatre coéquipiers. “On voulait dynamiter la course, on ne voulait pas que ça arrive au sprint massif. Même si on avait des sprinteurs, on n’était pas sûr de nos cartes. On voulait assurer en étant offensif dès le début de course. Ça a marché. On s’est quand même retrouvé avec un de nos sprinteurs, Olivier Leroy“, déclare au micro de DirectVelo l'Espoir 3.

À un peu moins de 15 kilomètres de l’arrivée, le coureur de bientôt 21 ans s’est extirpé de ce groupe avec notamment son collègue Mathieu Rigollot. “On avait décidé qu’on serait offensif dans le final. Olivier (Leroy) a bien filoché pour se réserver pour le sprint. Mathieu (Rigollot) était à fond. Il a vraiment roulé pour moi pour que j’essaie de sortir dans la bosse“. Ce qu’a fait l’Aubois. “Je n’ai pas attaqué dans la partie vraiment raide. J’ai attaqué dans le rond point, je savais qu’après c’était tout en faux plat. Avec Axel (Zingle), on sort à deux. J’ai senti quand même qu’il était à fond. Je pouvais encore en remettre. Je suis ressorti tout seul“.

« LE FINAL N’ÉTAIT PAS FAIT POUR UN HOMME SEUL »

Joris Delbove s’est finalement fait reprendre après la descente à environ 5 kilomètres de l'arrivée. “Ils étaient deux à rouler derrière moi (Axel Zingle et Antony Chamerat-Dumont). Il y avait des routes larges avec du vent de face. J’ai coincé“. Dans l'emballage, il joue son va-tout. “Le sprint s’est fait à la pédale même si avec Axel, on glisse un peu dans le dernier virage. Quand on prend cinq-six mètres de retard, c’est déjà un peu plus dur. Je savais que ça allait être compliqué face à eux et notamment Axel qui est très rapide. C’est pourquoi j’ai essayé de sortir mais le final n’était pas fait pour un homme seul“.

Grâce à lui, son club bourguignon retrouve le podium sur la Classique Chazal Dijon-Auxonne-Dijon, deux ans après la 3e place de Léo Bouvier. “Je suis fier. J’ai montré les couleurs du club. C’est bien d’être sur le podium à domicile même si on est déçu de ne pas gagner. C’est un sentiment mitigé“. Le vainqueur du Tour du Gévaudan confirme en tout cas qu’il est en verve actuellement. “Ça fait à peu près un mois et demi que je suis sur une bonne vague. J’espère que ça va continuer jusqu’au Championnat de France Elites. Je vais faire un bloc jusqu’au Tour de la Mirabelle (2.2). Après, je me reposerai un peu et je remettrai en route pour le France“.

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