Nicolas Debeaumarché : « Un pincement au cœur »

Crédit photo Alizé Quéré

Crédit photo Alizé Quéré

Nicolas Debeaumarché sait qu’un gros rendez-vous l’attend ce dimanche avec Paris-Tours Espoirs. À cette occasion, il entend s'illustrer. “C’est bientôt la fin de saison. J’espère y performer. C’est une course importante avec un grand rayonnement. Je l’aborde serein, mais ambitieux“, déclare à DirectVelo le sociétaire du SCO Dijon-Team Materiel-velo.com.

« DES BELLES ANNÉES »

Il s’agira de sa dernière course UCI Espoirs. “J’ai un pincement au cœur. Je suis un peu aigri de la situation. Je me suis dit sur pas mal de courses en Espoirs 3, l'an dernier : « ça sera ta dernière chance en 2020, tu auras ton bagage complet ». Au final, ces courses n'ont pas eu lieu, que ce soit Paris-Roubaix, le Tour des Flandres ou Gand-Wevelgem… Ça a encore un peu de mal à passer“, regrette l’Espoir 4 qui se veut malgré tout philosophe. “C’était des belles années et des belles épreuves. Je souhaite à tout le monde de les faire. Il y aura d’autres courses et d’autres choses à faire“.

Ces dernières semaines, le coureur de 22 ans se sentait bien physiquement, même s’il n’a pas obtenu de résultats probants. “Je n’ai pas eu trop de réussite. Je m’attendais à mieux, forcément“, avoue l’ancien stagiaire de Trek-Segafredo qui a disputé pour la deuxième fois le Grand Prix d’Isbergues au contact des professionnels, le 20 septembre dernier, sous les couleurs de l’Équipe de France cette fois-ci.

« J’AI LA MATURITÉ ET L’EXPÉRIENCE »

Ces deux dernières années, Nicolas Debeaumarché n’a pas eu de chance sur Paris-Tours Espoirs. En 2018, il avait subi une crevaison dans l'un des premiers chemins de vigne alors qu’il se trouvait dans le premier groupe. “C’était la première édition avec les chemins, c’était un peu chaotique pour le dépannage. Cette partie-là rentre en jeu, ça reste une course où il faut avoir de la réussite comme à Roubaix“. L’an passé, repoussé loin dans le peloton après le passage d'un rond point, il a été victime d’une chute, peu après les premières bordures. “Dans ma tête, ça avait lâché. J’étais en bout de course en fin de saison, j’étais un peu fatigué. J’avais jeté l’épongé".

Il pense avoir tous les arguments en poche pour bien faire ce dimanche. “Aujourd’hui, j’ai la maturité et l’expérience, ça permet d’avoir plus d’ambitions“. Le parcours se prête également à ses caractéristiques. “Je suis un coureur un peu de type Classiques. Je prends beaucoup de plaisir sur ce tracé. L’an passé, je n’ai pas eu le temps de voir les chemins de vigne. J’espère cette fois-ci les voir et en profiter pour m’exprimer pleinement“, termine celui qui se rendra ensuite à la dernière manche de la Coupe de France N1, Nantes-Segré, avant de conclure sa saison sur le chrono, puis la course en ligne du Championnat de France Espoirs à Gray (Haute-Saône).

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