Alexys Brunel : « J'en avais les larmes aux yeux »

Crédit photo Elisa Haumesser - DirectVelo

Crédit photo Elisa Haumesser - DirectVelo

Le visage caché par ses mains, Alexys Brunel a eu beaucoup de mal à dissimuler son émotion à l'arrivée de Paris-Tours Espoirs, ce dimanche. Vainqueur en solitaire (voir classement), le sociétaire de la Groupama-FDJ Continental a conclu en beauté une saison qui lui a procuré bon nombre de déceptions. Très heureux, le coureur de 21 ans a confié son soulagement à DirectVelo, quelques minutes après avoir décroché sa deuxième victoire de l'année.

DirectVelo : Que représente cette victoire après tous les ennuis que tu as connus cette saison ?
Alexys Brunel : C'est incroyable ! J'ai eu tellement de merdes cette année que j'en avais les larmes aux yeux après avoir franchi la ligne. J'ai eu beaucoup d'ennuis et de chutes. Je pense que cette victoire est méritée. J'ai bossé pour y arriver. Ça a vraiment été dur cette année.

Tu as gagné avec la manière !
C'est vrai et c'est ce qui rend cette victoire encore plus incroyable. Ça rajoute de la saveur à cette victoire particulière. J'ai su courir comme il le fallait. Dans les bordures, en début de course, je n'étais pas bien placé mais je ne me suis pas affolé. J'ai le droit de dire que cette victoire est méritée.

« IL FALLAIT QUE J'Y AILLE »

Quand as-tu pris les devants ?
Je suis sorti à 25 kilomètres de l'arrivée dans un chemin. Il y avait une bosse, puis un chemin au sommet. Quand je suis sorti, on était quatre dans l'échappée, mais ça ne roulait pas trop. Je voyais que dans les bosses, j'étais vraiment bien. Derrière, le gros groupe s'est rapproché à moins de cinq secondes. Je me suis dit qu'il fallait que j'y aille. J'ai tout de suite fait la différence dans le chemin. J'ai pris le risque de tout perdre, mais qui ne tente rien n'a rien.

Le parcours était taillé pour tes caractéristiques !
Quand j'ai vu les secteurs graviers, je me suis dit que ça allait me convenir. En plus, les bosses étaient dures, mais pas trop. Il fallait avoir de la force et savoir bien grimper et rouler.

« UN MONUMENT CHEZ LES ESPOIRS »

Est-il possible de dire que tu viens de réussir ta saison ?
Elle l'est forcément après ça. Paris-Tours est un monument chez les Espoirs. C'est une très belle course. En plus, ça faisait longtemps qu'un Français ne l'avait pas gagnée. Le dernier, c'était Flavien Dassonville en 2013.

Tu as prouvé que tu avais toujours ta place au plus haut niveau Espoirs...
Je n'ai pas toujours eu la préparation idéale cette saison. Je tombais souvent au plus mauvais moment possible, avant mes objectifs. Du coup, cette victoire prouve que les gens qui ne m'ont pas soutenu et qui croyaient que j'étais déjà fini ont eu tort. C'est une belle revanche.

C'était ta dernière avec la Continental, avant de rejoindre le WorldTour ?
À la base, je ne devais pas forcément courir le Chrono des Herbiers, mais vu comme je suis bien actuellement, je vais y aller.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Alexys BRUNEL