Le vélo, les études et le français pour Mathijs Paasschens

Crédit photo CT Wallonie-Bruxelles

Crédit photo CT Wallonie-Bruxelles

Chez CT Wallonie-Bruxelles, le Néerlandais Mathijs Paasschens sera plongé dans un environnement francophone. Du coup, le coureur de 22 ans doit se farcir l'apprentissage de la langue de Molière. "J'ai des bases du secondaire mais le français n'était pas ma meilleure branche. J'écoute beaucoup mes coéquipiers pour m'approprier des expressions", explique-t-il à DirectVelo. Pour faciliter son apprentissage, l'ancien sociétaire d'Home Solution-Soenens a déménagé à Beauvechain dans le Brabant Wallon.

Outre la langue, le cinquième de la Flèche Ardennaise 2018 devra s'habituer au niveau professionnel en tant que néo-pro. "Je roulerai souvent au service de mes leaders. Le terrain ardennais me convient le mieux. Nous allons établir un programme dans lequel je pourrai grandir en tant que coureur." Néanmoins, le meilleur étranger au Challenge IRC Tire-DirectVelo espère également obtenir un résultat sur une plus petite course. "L'an dernier, j'ai roulé pour la victoire dans les Classes 2, comme à Paris-Tours Espoirs, la Flèche Ardennaise et le Mémorial Van Coningsloo. Je sais que l'équipe s'alignera à l'occasion sur des épreuves de ce genre. Par conséquent, c'est sur ces rendez-vous où je peux envisager un résultat."

UN CONTRAT OBTENU DÉBUT NOVEMBRE

Et dire que le deuxième du Tour du Brabant Flamand avait quasiment rangé au placard ses rêves professionnels à la fin du mois d'octobre. "J'avais passé un test début septembre, mais fin octobre, je n'avais toujours aucune nouvelle concrète. Je commençais à ne plus y croire. Finalement, début novembre, j'ai entendu qu'il y avait une place de libre dans l'équipe. Je n'ai pas hésité une seule seconde". Ce contrat arrive au terme d'une saison 2018 réussie avec huit succès (dont une étape du Tour de Namur, le GP de La Magne et la Heuvelland Classic) et quinze podiums (dont une deuxième place au GP Albert Fauville). "En début de saison, j'étais trop obsédé par la recherche de résultats. J'ai commis des erreurs tactiques en course. Je suis parti en stage dans les Ardennes. Cela m'a fait du bien. Ensuite, j'ai été régulier jusqu'à la fin."

IL CONTINUE SES ÉTUDES

Si ses débuts professionnels vont lui prendre beaucoup de temps, le quatrième de Paris-Tours Espoirs ne laissera pas tomber ses études en sciences de la motricité à l'Université de Louvain pour autant. "Je vais continuer car tu ne peux pas être toute la journée sur le vélo. Je prendrai moins de crédits d'étude grâce à la flexibilité de l'université. Cela rend la combinaison plus facile. Mais il va de soi que le cyclisme est prioritaire dans mon emploi du temps", termine celui qui entame sa saison ce dimanche au Grand Prix La Marseillaise.

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