Quentin Grolleau a retrouvé le plaisir

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Après une saison difficile au Chambéry CF, Quentin Grolleau a montré en 2018 qu'il fallait compter sur lui. "Je suis satisfait de ma saison. En 2017, j'avais touché le fond. Je ne m’étais pas fixé d’objectif l'hiver dernier si ce n'est de retrouver du plaisir. A l'AVC Aix-en-Provence, je suis tombé sur un bon collectif et ça m’a permis de remettre le pied à l’étrier", commente t-il pour DirectVelo. Vainqueur de la 7e étape du Tour de Martinique, le coureur de 20 ans a pu peser sur le final de nombreuses courses. "Après cinq mois d’arrêt en 2017, il a été difficile de retrouver un niveau correct. Mais j’ai pu finalement enchaîner de bonnes performances. Physiquement, j’ai montré que j’étais là. Maintenant, il me manque le « mental ». Il faut que je prenne confiance en moi et que j’arrive à me débloquer".

Son meilleur souvenir ne se trouve pas sur l'asphalte mais sur la... piste. "Je n’ai pas fait de préparation spécifique pour la piste mais j'ai réussi à terminer deux fois 4e lors du Championnat de France, au scratch et à l'omnium. J'ai terminé deux fois premier espoir et premier amateur. De plus, nous sommes passés à la télévision donc ça fait toujours plaisir d’être à ce niveau-là", sourit-il. A contrario, son pire moment de l'année aurait pu se transformer en meilleur souvenir. "Le Tour de Toscane était le seul objectif que je m’étais fixé en début d’année. Je voulais performer en Classe 2. J’étais 5e au classement général avant la dernière étape. A dix kilomètres de l’arrivée, j’ai crevé dans un chemin alors que nous étions trois coureurs partis pour la gagne. J'étais assuré de finir 4e au général. J’ai dû attendre quinze minutes un dépannage, sous la pluie. Je n’en ai pas dormi de la nuit tellement la déception était grande. Ca aurait dû être le plus beau résultat de ma carrière. Mais j'ai pu voir que j’avais le niveau", relativise le 2e du Grand Prix de la région PACA.

EN CONTACT AVEC STEVEN HENRY

L’année prochaine, le 3e du Championnat de France Juniors 2016 espère confirmer. "Je sais que physiquement j'ai le niveau. Je souhaite jouer la victoire en Classe 2, en Italie, car nous avons un beau calendrier là-bas. Je souhaite aussi performer en Coupe de France DN1 et aider au mieux l'équipe. 2019 sera une année cruciale. J'ai déjà retrouvé le plaisir connu chez les Juniors. Maintenant à moi de courir à l'avant sans pression négative".

Sa saison sera articulée entre la piste et la route. "Je suis en contact avec Steven Henry (l'entraîneur national, NDLR) et j'attends de voir le calendrier qu'il va me proposer. Je sais déjà qu'il me fait rentrer dans le collectif en mars. Je préfère me préparer tranquillement. J'ai envie de voir ce que je vaux à haut-niveau sur la piste. Mon équipe me laisse la liberté de concilier les deux. Je suis bien à Aix. Je me sens écouté, notamment par Jean-Michel Bourgouin qui s'intéresse beaucoup à moi. Je ne me voyais pas changer d'équipe", commente t-il. Le coureur des Bouches-du-Rhône estime avoir besoin de plusieurs saisons chez les Amateurs pour envisager un passage à l'étage supérieur. "Je n'ai pas la prétention de dire que je vais passer professionnel. Je vais travailler pour, surtout mentalement ! Je doute facilement et il faut que j'arrive à progresser dans ce domaine", reconnaît le 7e d'étape de la Ronde de l’Isard 2018.

Sur la route, le Provençal entend briller en mars prochain lors du Grand Prix de Saint-Etienne Loire, comme de nombreux coureurs passés par le Pôle de Saint-Etienne. "C'est un peu notre Championnat du Monde à nous. J'ai plein de souvenirs sur ces routes ainsi que des supporters et il  y a des dirigeants qui sont toujours là", plaisante-t-il. Pour bien faire en début de saison, l'ancien 3e de la Classique des Alpes Juniors a repris l' l'entraînement depuis un mois. "Cela se passe bien. Je fais quelques cyclo-cross afin de garder la motivation et de faire un peu d’intensité. Ça me sert de points de repères. Je ferai également deux compétitions sur piste en janvier sur le vélodrome de Genève", conclut l’élève en deuxième année de STAPS à Aubagne.

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