Adrien Guillonnet : « Je m'en suis douté »

Crédit photo Kim Caritoux

Crédit photo Kim Caritoux

Adrien Guillonnet (SCO Dijon-Team Materiel-Velo.com) a terminé ce vendredi, à la deuxième place la première étape du Tour de Tarentaise (Toutes catégories), disputée entre Mâcot-la-Plagne et Montchavin-Les Coches (Savoie). Le coureur essonnien, expatrié en région lyonnaise, s'est incliné de 26" face à Matteo Badilatti (VC Mendrisio-PL Valli), vainqueur en solitaire. Il revient pour DirectVelo sur cette étape qui l'a vu, une nouvelle fois, offensif.

DirectVelo : À quel moment as-tu décidé de partir à l'avant ?
Adrien Guillonnet : Je suis parti dans la deuxième montée du Granier, dans les pourcentages difficiles. Le peloton est allé très vite dans la descente juste avant le col et j'avais peur que ça temporise et qu'on arrive groupé au pied de la montée finale. Je préfère que la course soit usante... Au final, personne n'a suivi et on a réussi à prendre de l'avance.

« MON PECHE MIGNON »

Tu avais déjà tenté ce genre d'échappée sur les dernières courses...
J’espérais qu'on parte à plusieurs. Déjà au Roannais je m'étais retrouvé à l'avant dans la Loge-les-Gardes, mais personne n'avait voulu venir avec moi. Aujourd'hui, c'était quand-même plus favorable qu'au Roannais car il n'y avait que de la montée et descente. Je pense aussi que j'ai fait plus d'efforts aujourd'hui. Ce genre d'échappée, c'est un peu mon péché mignon (rires). Au pied du dernier col, j'ai vu que Badilatti ne roulait plus vraiment, je me suis douté qu'il allait en mettre une. Je n'ai pas cherché à suivre, je voulais vraiment monter à mon rythme car je commence à me connaître, et c'est important sur ce genre de montée. Au début, j'ai maintenu l'écart, mais j'ai coincé sur la fin.

Quel sentiment domine ?
Je suis tout de même content de cette étape, car je pense que le vainqueur du jour était au-dessus du lot. Je ne connais pas la forme des favoris, comme Victor Lafay, par exemple. Et je ne sais pas si je suis parmi les meilleurs sur le papier, donc finir à cette position sur une étape qui se joue à la pédale, c'est un bon résultat.

« JE GARDE UN NIVEAU CONSTANT »

Es-tu habitué aux étapes de montagne comme celle-ci ?
J'ai découvert les courses de montagne sur le Piémont Pyrénéen l'an passé. Le Soulor était mon premier col de 40 minutes en compétition. Cette année, on a fait le Tour du Jura avec la montée vers les Rousses. Je suis plutôt à l'aise dans les cols comme on peut en trouver dans le Beaujolais ou les Monts du Lyonnais, où je m'entraîne. Mais ce sont des montées de 20-25 minutes maximum. Avec l'expérience, je sais que la course me va mieux quand les efforts sont longs et usants.

Quel bilan de ta saison fais-tu, pour le moment ?
Je suis dans le Top 5 ou 10 presque tous les week-ends, donc je suis plutôt content de mon bilan. On dit souvent que je ne suis pas un grand gagneur, même si j'ai quand même quatre victoires cette année. Je garde un niveau constant toute l'année, donc je suis presque toujours à l'avant. Par contre, il y a toujours un gars plus fort sur le moment. C'est un peu rageant, par moment... Mais je profite de cette régularité quand même. Je suis encore dans mes études, les vacances d'été arrivent avant un stage de cinq mois à la rentrée, donc tant que je peux rouler, j'en profite.

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