Mathieu Van der Poel joue la transparence

Crédit photo Maxime Segers - DirectVelo

Crédit photo Maxime Segers - DirectVelo

La polémique est née sur Twitter. Lundi, Kevin Pauwels lance une pierre dans le petit jardin du cyclo-cross en publiant son formulaire de contrôle anti-dopage hors-compétition afin de démontrer qu’il ne consomme ni médication, ni compléments alimentaires. "Je ne pense pas que ça soit de sa propre initiative ", commente Mathieu Van der Poel pour DirectVelo.

DES REACTIONS SUR TWITTER

Toujours est-il que le Batave a immédiatement posté sa réponse, affichant une déclaration n’indiquant que la prise de multivitamines et d’un complément alimentaire. Une volonté de transparence "qui constitue un bon pas", selon le Néerlandais qui affirme ne jamais avoir voulu viser aucun concurrent. Pas même Wout Van Aert. "J’ai reçu certaines réactions sur Twitter qui insinuaient que j’avais manqué Fiuggi pour rester deux semaines en Espagne et pouvoir prendre de la cortisone sous AUT. Alors j’ai simplement voulu démontrer que je ne bénéficie d’aucune Autorisation à Usage Thérapeutique. Si tu n’as rien à cacher, ce n’est pas illogique de le mettre en ligne", lâche le Champion des Pays-Bas.

En effet, le règlement actuel de l’UCI autorise la prise de cortisone moyennant une autorisation et si elle est suivie d'un arrêt des compétitions pendant huit jours au moins après l’injection. Son grand rival Wout Van Aert, victime d’une inflammation au genou était absent de la manche de clôture de Coupe du Monde à Hoogerheide le week-end dernier. Le Champion du Monde en titre affirme ne pas avoir consommé de cortisone pour se soigner ni bénéficier d’AUT, mais il refuse catégoriquement de publier son formulaire par respect de sa vie privée.

« JE CROIS EN MES CAPACITES »

Un moyen aussi de répondre aux commentaires du clan Albert-Van Aert qui avait fustigé la participation d’Adrie Van der Poel et de son équipe à la construction du circuit, toujours enneigé mais en phase de dégel, de Belvaux (Luxembourg). "Mon père n’a rien eu à dire concernant le tracé", précise le champion irisé 2015, inconfortablement dressé entre un amas de vélo dans un atelier mécanique de l’hôtel Gulliver mué en salle de presse improvisée. "Le parcours est technique et je l’apprécie. Mais d’ici dimanche, il risque de changer fortement."

Pas de quoi déstabiliser la tête brûlée campinoise, 21 ans, pourtant apparu diminué sur le GP Adrie Van der Poel dimanche dernier (24e). "Je sortais de deux grosses semaines d’entraînement. Je compte maintenant sur la surcompensation pour être au top ce dimanche. Il y a deux ans, j’étais au top à Hoogerheide et je deviens champion du monde à Tabor. L’an dernier, je gagne aussi à Hoogerheide puis je me plante à Zolder. Peu importe, je m’élance en croyant en mes capacités."

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