Trophée du Panache : Ce qu'ils ont fait
- 23.12.2009, 03:05
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YOANN BARBAS (ALBI VS)
Avril : Après 20 km de course sur le Trophée National de Pujols, le bon coup sort et Yoann Barbas en fait partie. Il sont six en tête et vont perdre en cours de route, Stéphane Reimherr (UC Artix). Yoann Barbas pris de crampes se fait distancer à 22 km de l'arrivée mais fait l'effort pour rentrer sur le groupe. Quelques kilomètres plus loin, lui et son coéquipier, Michaël Szkolnik doivent à nouveau recoller à la tête de course. Sur la fin, le jeune albigeois aidera de son mieux à mener la poursuite sur le coureur parti seul vers la victoire mais en vain. Il ira chercher au courage la 4e place
Mai : Sur la Ronde de l'Isard, le régional de l'étape a assumé son double statut d'animateur et d'outsider, en lutte pour le maillot jaune. Autrement dit, il ne termine pas 3e de l'épreuve en suiveur ! Dès la première étape en ligne, il passe à l'offensive dans une côte, avec Sicard et Cousin. Le dernier, il relance plusieurs fois devant le groupe des costauds, une fois les deux cols franchis. Au point qu'il prenne quelques dangereuses longueurs d'avance à Alexandre Geniez, le maillot jaune. Equipé d'une oreillette et informé des dégâts qu'il provoquait peu à peu, Yoann Barbas aurait-il poursuivi son effort ?
Août : Dans la deuxième étape du Tour des Pyrénées, longue de 147 km et comprenant un col de 1e catégorie, il démontre toutes ses qualités de grimpeur. Après avoir animé l'échappée, il termine 3e de l'étape, battu au sprint par Fabio Duarte et Maarten De Jonge, en s'emparant aussi du maillot du plus combatif et du classement du meilleur jeune.
JULIEN BERARD (CHAMBERY CF)
Mars : Sur le Grand Prix de Saint-Étienne Loire, il rate l'échappée des 26 en début de course. Le groupe de tête perd des hommes au fil des tours, et Julien Bérard sent que le bon coup est devant. Il sort en costaud du peloton en compagnie du Suisse Jonathan Fumeaux (CC Etupes) alors qu'il reste prêt de 70 kilomètres. Ils mettent environ 10 kilomètres à revenir sur la tête de course. Bérard profite d'une descente pour attaquer. L'ancien stagiaire d'AG2R-La Mondiale se retrouve alors en tête avec Maxime Mayençon (CR4C Roanne) et Xavier Brun (EC Saint-Étienne Loire) au pied de la dernière difficulté. Le coureur du CCF part seul à un peu plus de 10 kilomètres de l'arrivée décrocher la première victoire de sa saison.
Mai : Comme il l'avait promis avant le départ, Julien Bérard a embrasé l'étape finale de la Ronde de l'Isard. Il a ainsi tenté une première fois, sur le plat, dans les premiers kilomètres. Dans les derniers, il s'extrait du peloton maillot jaune, à la faveur de faux plats plongeant sur Saint-Girons. Cette audace lui vaut de remporter l'étape, le peloton sur ses talons.
Août : A 32 km de l'arrivée du Championnat de France espoirs, alors qu'il avait raté les deux principaux contres partis à la poursuite du quatuor de tête, le coureur Rhône- Alpin réussit à revenir à moins d'une minute avec Romain Hardy (Bretagne) et Stéphane Rossetto (Picardie). Dans le final, il prend la 5e place, sans avoir jamais pu revoir les 4 hommes qui se disputent le sprint.
Deux semaines plus tôt, sur la première étape de la Mi-Août Bretonne, il est échappé à 115 kilomètres de l'arrivée, et est le seul à pouvoir accompagner Niels Albert (BKCP Power Plus) et Frederik Wilmann (Joker Bianchi) dans le final. Il est finalement battu au sprint par le champion du monde de cyclo-cross. Le lendemain, il fait de nouveau partie de la bonne échappée. Il tente même de sortir avec son coéquipier Ben Gastauer et Martin Prazdnovsky, mais il sera repris par l'échappée. En terminant 16e, il est le nouveau leader de l'épreuve.
MEDERIC CLAIN (SAINT-CYR TOURS 37 CYCLISME)
Mars : Médéric Clain a célébré son retour sur la Coupe de France des clubs par un esprit offensif. Sur Bordeaux-Saintes, il sort avec quelques autres coureurs à un peu moins de 140 km de l'arrivée. 70 km plus loin, alors que l'échappée est sur le point d'être reprise, il ressort avec Matthieu Converset, Gaylord Cumont et Thomas Bouteille. En vain, puisque 15 km plus tard, le peloton reprendra tous les échappés. Dans le final, Clain tentera sa chance, de nouveau. Sans succès.
Sur la Roue Tourangelle, il décide de faire une course offensive alors qu'il aurait pu attendre un sprint massif. A 80 km de l'arrivée, il n'hésite pas à sortir en contre avec Arnaud Molmy, Julien Fouchard et Sebastian Frey. Ils rejoindront les hommes de tête peu de temps après. Alors que l'écart n'a jamais passé les 3 minutes, il n'hésite pas à tout donner. Il ne compte pas dans ses efforts, l'échappée au bout, mais il est battu par Arnaud Molmy.
Une semaine plus tard, sur la dernière étape du Tour du Canton de Saint Ciers, il est placé en troisième position au classement général. Il est le vainqueur sortant de cette étape, mais préfère harceler le leader de l'épreuve, Siskevicius, pour tenter de gagner le général. Dans les 30 derniers kilomètres, il tente beaucoup, en vain. Il fait une croix sur l'étape et ne parvient pas à se vêtir du maillot jaune.
Juillet : Difficile de dissocier la course Médéric Clain et Samuel Plouhinec sur l'Etoile d'Or (Elite Nationale). A 95 kilomètres du but, ils sortent en contre dans un groupe d'une quinzaine de coureurs alors que 24 hommes ouvrent la route. Grâce à un gros travail de leur part, le contre reprend les fuyards. Les deux anciens professionnels multiplient les attaques dans l'échappée. A 42 kilomètres de l'arrivée, ils lancent le bon coup. Ils ont accompagné de Nicolas Hartmann (Bretagne-Schuller) et de Troels Ronning Vinther (Team Capinordic), qui les devancera au sprint.
JEROME COUSIN (VENDEE U)
Mars : Lors la Vienne Classic Espoirs, il fait un festival offensif. Il prend une première fois l'échappée. Mais il chute 40 km plus loin dans un virage et doit attendre le peloton pour être dépanné. Une fois l'échappée reprise, une nouvelle va se former, à un peu moins de 50 km de l'arrivée, cette fois. Il en fera partie, mais le peloton les reverra 15 km plus loin. A 30 km de l'arrivée, il décide de sortir seul. 13 km plus tard, il sera repris par trois coureurs. Cette fois, ce sera la bonne. Dans le final, il se sacrifie pour son coéquipier, Mathieu Bernaudeau, qui gagnera la course.
Mai : Jérôme Cousin, deux échappées sur les deux premières étapes en ligne de la Ronde de l'Isard, a assuré son poste de dynamiteur. Si la première tentative, menée avec Sicard et Barbas, tourna court rapidement, la seconde est restée en tête jusqu'au pied des difficultés finales. Une semaine plus tard, le coureur du Vendée U a abordé Paris-Roubaix espoirs... en lançant l'échappée du jour, peu après le départ. Logique.
BENOIT DAENINCK (CC NOGENT-SUR-OISE)
Mai : A environ 60 km de l'arrivée, au Tour du Périgord, le coureur du CC Nogent-sur-Oise sort seul du peloton alors que la tête de course ne possède qu'une trentaine de secondes d'avance. Daeninck revient rapidement sur les fuyards et, lorsque ce groupe explose, il est encore devant. A moins de 20 km du but, le Francilien part seul dans l'ascension de la côte. Il prend très vite plus de 40" d'avance sur les poursuivants. Plus les kilomètres défilent et plus Benoît Daeninck fait le trou. Il va s'imposer avec une minute d'avance sur les contre-attaquants.
Juin : Sur les Championnats de France, l'ancien champion de France de la Police a senti le bon coup en revenant sur la tête de course en compagnie de Samuel Plouhinec et de Jérémie Dérangère. A un tour et demi du but, Daeninck s'en va seul. Pendant plusieurs minutes, il a du rêver du maillot tricolore, notamment en passant seul en tête à "la cloche". Mais le Nogentais sera repris un peu plus loin et devra se contenter à l'arrivée de la 6e place. Sur la 3e étape des Boucles de la Mayenne, les tentatives d'échappées sont nombreuses mais personne n'arrive à prendre le large. A 50 kilomètres de l'arrivée, ils sont quatre à tenter leur chance : Freddy Bichot et Brice Feillu (Agritubel), Stefan Ganser (Kuota) et Benoît Daeninck (CC Nogent-sur-Oise). Ils possèdent au maximum 55'' d'avance. Dans le final, Freddy Bichot, le mieux classé au général, se relève pour donner une chance à l'échappée d'aller au bout. Feillu et Ganser seront revus mais pas Daeninck qui résiste au retour du peloton.
Septembre : Parti en contre à 130 kilomètres de l'arrivée du Grand Prix de Blangy, dernière manche de la Coupe de France, Benoît Daeninck est repris 20 kilomètres plus tard. Il repart avec Julien Bérard à 50 bornes du but, mais ne peut empêcher le retour d'un groupe de huit coureurs. Benoît Daeninck termine 5e, après avoir passé une bonne partie de la course aux avants-postes.
NICOLAS EDET (TEAM WILO AGEM 72)
Février : Sur la 1ere demi étape du Trophée de L’Essor, Nicolas Edet avait prévu très tôt d’être dans le coup et fait donc partie du gros groupe qui compose la tête de course. A deux kilomètre de l’arrivée, alors qu’il est au sein du groupe de tête, il sort avec Carl Naibo. Les deux creusent l’écart, Edet tente de ressortir mais n’arrive pas à lâcher l’ancien pro. Il tente une nouvelle fois en lançant le sprint de loin mais ses efforts l’obligent à laisser la victoire aux mains de l’ancien pro.
Sur les deux dernières étapes des Trois jours de Vaucluse (2.2), il anime la course presque jusqu'au bout. Le samedi, il fausse compagnie à ses compagnons d'échappée à 25 km du but. Il est repris à 5 km par un peloton prêt à en découdre au sprint. Le dimanche, le scénario se reproduit. Cette fois, Nicolas Edet, vêtu du maillot de meilleur grimpeur (un classement dont il est en réalité 2e au général) est accompagné de Cédric Coutouly (Besson Chaussures-Sojasun). Le peloton avale les deux hommes à 5 km de la ligne.
Avril : Déjà très en vue sur les Trois jours de Vaucluse, il a confirmé sur une autre épreuve UCI, le Rhône-Alpes Isère Tour. Le premier jour, il sent le bon coup et prend place dans l'échappée. Celle-ci ira au bout et Nicolas Edet s'offre la deuxième place derrière Nicolas Vogondy. Sur la troisième étape, l'étape reine, les costauds se retrouvent rapidement à l'avant et Nicolas Edet est le coureur amateur qui résiste le mieux au Agritubel. Il ne s'avoue pas vaincu et tente à plusieurs reprises de les piéger. Edet ne pourra rien faire dans le final, où sur huit échappés, cinq appartenaient à la formation Agritubel. Sur la dernière étape, Nicolas Edet attaque dans la final sur un circuit totalement plat. Le coureur du Team Wilo Agem 72 n'arrivera pas à surprendre les pros d'Agritubel et termine l'épreuve à la quatrième place.
THOMAS GIRARD (CHAMBERY CF)
Juin : Sur des routes qu'il connait bien, il a été intenable lors du Tour des Pays de Savoie. Thomas Girard a en effet animé les deux étapes de haute-montagne. Le samedi, à 142 km de l'arrivée, il sort en contre avant le col des Saisies et trouve place dans une échappée de six coureurs. Cet adepte du cyclo-cross passe en tête au col des Saisies et part dans la descente en compagnie de Gaël Desriac (Albi VS). Il passe en tête au sommet des cols de la Forclaz et de Tamié. Gaël Desriac le distance dans la descente du col de Tamié. Thomas Girard se fait reprendre un peu plus loin par un contre puis par le peloton.
Pour défendre son maillot de meilleur grimpeur, il s'échappe à nouveau le lendemain avant le premier col, la Croix-de-fer. Il passera d'ailleurs en tête de ce col régulièrement emprunté par le Tour de France et le Dauphiné. Dans la montée finale vers la Toussuire, Thomas Girard est contraint de laisser filer ses compagnons de fugue, Thibaut Pinot (CC Etupes) et Yannick Eijssen (PWS-Eijssen).
Juillet : Son mois de juillet a encore été marqué par de nombreuses échappées. Sur la première étape du Tour des Cantons de Mareuil & Verteillac (Élite Nationale), il s'échappe à 65 kilomètres de l'arrivée sur en compagnie de six coureurs, dont Arnaud Courteille (Pays dev la Loire) et Thibaut Pinot (Franche-Comté). Ils iront ensemble jusqu'à l'arrivée. Son bon comportement lui permet au final de remporter le Challenge National réservé aux coureurs de 19-20 ans. Il repassera à l'attaque sur les routes du Kreiz Breizh Elites (2.2) face aux professionnels.
KEVIN REZA (VENDEE U)
Mai : Sur le Tour du Haut-Anjou, Kévin Reza n'aura passé que peu de temps dans le peloton. Le coureur du Vendée U s'est en effet retrouvé échappé sur les trois étapes en ligne que comptent cette épreuve prestigieuse pour les coureurs espoirs.
Le premier jour, il se glisse à une soixante de kilomètres dans une échappée de 31 coureurs, dont certains se joueront la victoire d'étape. Ce qui n'est pas son cas. Après le contre-la-montre, où il n'a pas pu s'échapper, lors de la troisième étape, le coureur de Vendée U souhaite défendre son maillot de meilleur grimpeur. Après 14 kilomètres de course, il se retrouve à l'avant avec trois coureurs, dont son coéquipier Yann Moritz et l'Espagnol Castroviejo (Orbea), qui sera le seul à ne pas être revu. Sur cette étape de 100 km, il en passe 56 à l'avant. En effet à 30 kilomètres de l'arrivée, il a été contraint de laisser filer l'échappée suite à une fringale.
Lors de la quatrième et dernière étape, Kévin Reza, bien remis de sa mésaventure de la veille, prend place dans une échappée de dix coureurs à 136 km de la ligne d'arrivée. Avec le prometteur danois Rasmus Guldhammer (Team Capinordic), il sera le dernier coureur de l'échappée à être revu par le peloton. Il reste à ce moment-là quatre kilomètres...
Même s'il espérait sans doute mieux, Kévin Reza n'est pas passé inaperçu sur la Ronde de l'Isard. Le Francilien s'est retrouvé échappé sur toute la première partie de la dernière étape. Reza, loin au général, s'est consolé en montant notamment tout le col de Port en compagnie de Romain Sicard (Orbea).
SAMUEL PLOUHINEC (TEAM WILO AGEM 72)
Février : N°1 de la saison 2008, il est aussi le premier à attaquant de la saison 2009. Sur les Boucles Catalanes, Plouhinec porte une accélération dès le départ puis insiste pour se retrouver dans la bonne échappée. Il se retrouve piégé, notamment par le Vendée U, qui l'oblige à boucher des trous dans le final. Sur la première étape des Trois jours de Vaucluse, il tente de s'enfuir avec Cyril Bessy (Besson Chaussures-Sojasun) après 20 minutes de course. Un coup d'épée dans l'eau, mais les audaces signées par des amateurs sont plutôt rares pendant cette épreuve dominée par les pros.
Juin : En début de course sur les Championnats de France, il sort en contre derrière les sept échappés. Pendant une trentaine de minutes, accompagné d'Aurélien Ribet (AVC Aix-en-Provence), l'ancien professionnel restera en chasse-patate avant de se relever. A près de 80 km de l'arrivée, il sent le danger quand une trentaine de coureurs sont en tête. Plouhinec sort du peloton en compagnie de Jérémie Dérangère (SCO Dijon) et de Benoît Daeninck (CC Nogent-sur-Oise). Les trois coureurs reviennent rapidement à l'avant. A 55 km du but, Plouhinec part seul. Il restera en tête pendant plus d'un tour de circuit avant de voir revenir sur lui Daeninck, Arthur Vichot (CR4C Roanne), Yoann Bagot (VC La Pomme Marseille), Frédéric Finot (Creusot Cyclisme) et Michaël Szkolnik (Midi-Pyrénées). Daeninck sort à son tour mais sera repris un peu après "la cloche". En sortant dans une descente, Plouhinec casse le groupe de six en deux. Plouhinec, Vichot et Finot se jouent la victoire. Au sprint, le coureur du Team Wilo Agem 72 devance ses deux derniers compagnons de fugue sans trop de difficultés.
Sur la deuxième étape des Boucles de la Mayenne, il se fait la belle dès les premiers kilomètres en compagnie de Sébastien Duret (Bretagne-Schuller) et d'Arnaud Madec (Cotes d'Armor-Maitre Jacques). Ce dernier sera le premier à se faire distancer. A quatre kilomètres de l'arrivée, Samuel Plouhinec distance Duret et s'impose en solitaire. Il aura passé 170 kilomètres en tête !
EVALDAS SISKEVICIUS (VC LA POMME MARSEILLE)
Février : Attaquant sur les deux premières épreuves de la saison, quitte à s'empêtrer dans une tactique d'équipe qui ne paye pas, Evaldas Siskevicius colmate les brèches, crée les cassures et roule pour ses coéquipiers. Ce "panache"-là est celui d'un coéquipier de luxe, qui propulse ensuite Julien Antomarchi dans sa victoire au GP Souvenir Jean Masse (épreuve non diffusée sur www.directvelo.com, non comptabilisée dans le vote). Une semaine plus tard, sur les Trois jours de Vaucluse, il continue de montrer le maillot. Il s'offre une petite fugue sur la première étape juste avant que ne démarre la bonne échappée. Au début de la seconde, en quelques kilomètres, il se glisse dans un groupe, rétrograde dans le peloton, puis dans la liste des abandons !
Avril : Membre de la bonne échappée sur la Gainsbarre, le Lituanien a tenté à deux reprises de sortir seul du groupe dans le final. Il lance le sprint de très loin et finit 2e. Un nouveau podium pour lui sur une manche de la Coupe de France des clubs.
Une seule adresse pour voter : directvelo@gmail.com !
Fin des votes le samedi 26 décembre à 22h.
Résultat le dimanche 27 décembre à 20h sur www.cyclismag.com !
Par Michael Gilson
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