Mélissandre Pain : « Si je crois en moi... »

Crédit photo Thomas Maheux

Crédit photo Thomas Maheux

Championne de France de keirin, Mélissandre Pain, bientôt 20 ans, a continué son apprentissage du niveau Elites à l'occasion du Grand Prix de Saint-Quentin-en-Yvelines (première manche de la Coupe de France). La sociétaire du CS Mainvilliers revient sur la compétition, et parle de la suite de sa saison, avec notamment les Championnats d'Europe Espoirs, auprès de DirectVelo.

DirectVelo : Comment s'est passée la Coupe de France de Saint-Quentin-en-Yvelines ?
Mélissandre Pain : Elle ne s'est pas trop bien passée pour moi. J'ai eu un jour sans le vendredi, sur la vitesse. Et le samedi, je suis tombée sur le keirin. J'ai la main amochée, avec un petit trou. Je vais avoir une plaie pendant un petit bout de temps. J'ai aussi quelques brûlures, mais rien de grave. Je garde quand même du positif de ces deux jours car je n'avais pas couru depuis décembre... Ça fait du bien d'avoir repris la compétition et je sais, malgré tout, où j'en suis dans ma préparation !

PREMIERE FINALE POUR UNE 7E PLACE

Cette chute en keirin t'a privée d'une possible place en finale...
Je suis une spécialiste du keirin, j'étais donc déçue de l'issue de la journée (10e, NDLR). C'est la première fois que j'étais dans une finale pour la 7e place, la motivation n'était pas du tout la même. J'ai quand même essayé des choses pour plus tard, et ça me servira prochainement. Notamment la tactique de course, en prenant la tête dès le début. Mais j'étais face à des filles qui vont faire les Jeux Olympiques, c'était donc difficile de tenir...

As-tu également essayé des choses en vitesse ?
Oui, j'ai testé des braquets. Mais il me manque encore un peu de force pour les emmener. L'objectif n'était pas d'être forte ce jour-là, mais de l'être dans deux mois aux Championnats d'Europe (du 12 au 17 juillet à Montichiari (Italie), NDLR) où je viserai plusieurs médailles.

Plus généralement, comment se passe ta préparation pour cet événement ?
Elle est un peu plus difficile que prévue. J'ai actuellement un problème à l'ischio-jambier droit. Je peux quand même m'entrainer, mais ça m'empêche de faire certains exercices. Je fais beaucoup de rééducation pour arranger cela. Ça ne me gêne pas trop dans mon entrainement, mais c'est évidemment plus délicat quand on n'est pas à 100%. A part ce problème, la préparation se passe bien... Je suis plutôt confiante !

« LE KEIRIN EST MA PRIORITE »

Après le Grand Prix de Saint-Quentin-en-Yvelines, tu vas à Anadia (Portugal) ce week-end. Que t'apportent ces épreuves ?
Elles me donnent forcément du rythme, et de l'expérience de course. Le passage des Espoirs aux Elites ne se fait pas d'un coup, mais petit à petit. On ne peut pas être devant tout de suite. Je peux rivaliser avec les meilleures sur le keirin, car je pense ne pas être mauvaise tactiquement. Même si elles sont encore au-dessus de moi physiquement, je travaille pour les rattraper. Je vais sûrement faire des manches de Coupe du Monde cet hiver, pour véritablement courir avec les Elites. Je n'ai jamais vraiment disputé de Championnat d'Europe avec elles. J'espère que l'hiver prochain sera ma vraie première saison chez les Elites !

Avant cela, il y aura les Championnats d'Europe avec les Espoirs mi-juillet...
C'est mon principal objectif de l'année ! Je vais essayer de faire des podiums partout. Ma priorité est quand même le keirin, mais je ne néglige pas les autres épreuves. Je sais que si je m'applique en vitesse, et que je crois en moi, je pourrai décrocher une médaille. Il faudra aussi que ce soit le cas sur le 500 mètres, pour faire partie des meilleures. Comme les années passées, je disptuerai toutes les épreuves de sprint. Le keirin étant en fin de semaine, les autres courses nous auront mises dans le bain. Il ne faut rien négliger. Même si le 500 mètres n'est plus olympique, il fait toujours progresser sur les départs et la résistance.

Sais-tu déjà si tu vas te spécialiser dans une épreuve à l'avenir, comme le keirin justement ?
Je ne sais pas trop encore si je vais en faire ma spécialité dans les années qui viennent. C'est une question que je me pose régulièrement ! Par exemple, sur le Grand Prix de Saint-Quentin-en-Yvelines, il a eu lieu après la vitesse, et j'y pensais déjà avant... Il faut aussi que j'arrive à prendre confiance en moi sur les autres épreuves. Je vais travailler de ce côté là, car il n'y a pas de raison que je sois bonne en keirin et mauvaise en vitesse... Je pense que c'est parce que j'ai confiance en moi sur le keirin, que je le préfère pour le moment.

Comment vas-tu travailler là-dessus ?
Dès le mois de septembre, j'irai voir un préparateur mental. Je sais que j'ai ce problème de confiance en moi depuis pas mal de temps, mais j'essaie de le corriger au fur et à mesure !

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