Quentin Jauregui : « Surpris par mon début de saison »

A l’attaque sur le Tour Méditerranéen, Quentin Jauregui, 19 ans, avait raconté sa première grande course professionnelle à www.directvelo.com à la suite de sa 18e place au sommet du Mont Faron (lire ici). Depuis, le coureur de Roubaix-Lille Métropole a confirmé sur le Tour du Haut-Var, en passant à 500m d’une victoire d'étape le premier jour. L’ancien stagiaire d’Argos-Shimano devait ensuite participer à un stage avec l’Equipe de France Espoirs dans le Var, mais c’était sans compter sur une tendinite qui l’a privé de vélo durant une bonne semaine.

« Je viens de couper une semaine à cause d’une tendinite. J’ai dû me résoudre à de la récupération complète. C’est dommage car je me sentais bien ces derniers temps, notamment après le Tour du Haut-Var. Ça m’embête de ne pas avoir pu courir le Mémorial Samyn et les Trois jours des Flandres Occidentales. En plus, je n’ai pas pu rouler lors du stage de l’Equipe de France (à La Londe-les-Maures dans le Var, NDLR). C’est le médecin qui m’a conseillé de ne pas rouler lorsque je suis arrivé au stage. Je suis quand même resté avec l’Equipe de France Espoirs. Ça m’a permis de voir les copains de l’équipe, que je connais depuis un moment pour les trois quarts d’entre eux. Et puis j’ai pu rencontrer les autres. Le fait que je sois professionnel ne change rien à ma relation avec les autres membres de l’équipe. Je ne suis pas au-dessus. On est juste une bande de copains. L’autre avantage d’être quand même resté au stage, c’est que j’y ai été mieux soigné que si j’étais resté chez moi. En plus, j’ai pu faire une sorte de première mini-coupure s’il faut voir le bon côté des choses. Mais c’est toujours embêtant de ne pas pouvoir rouler, c’est évident.

« J'Y AI CRU SUR LE TOUR DU HAUT-VAR »

Je vais reprendre sur Kattekoers Deinze-Ieper en Belgique puis je devrais me rendre sur la Classique Loire-Atlantique. J’irai sans grandes ambitions personnelles car je ne suis remonté sur le vélo que ce lundi. Ensuite, j’espère que je vais pouvoir continuer sur ma lancée du début de saison, comme s’il n’y avait pas eu d’arrêt. Ce serait mentir que de dire que je ne suis pas surpris par mon début de saison. Ça me fait plaisir d’avoir débuté chez les pros de cette manière. Je ne pensais pas pouvoir faire ce type de résultats sur le Tour Méditerranéen et le Tour du Haut-Var. Sur la première étape du Haut-Var, j’étais échappé avec Rémy Di Grégorio et Brice Feillu et on a été repris à plus ou moins 500m de la ligne d’arrivée. Je ne vais pas mentir, j’y ai cru ! Même aux deux bornes, pour moi c’était encore jouable. J’étais vraiment content d’être là et j’ai joué le coup à fond. J’étais à bloc jusqu’au bout. Malheureusement, les deux autres se sont regardés. Mais c’est le jeu. Je n’ai pas de regrets. Je retenterai encore d’autres choses, plus tard. Puis après tout, même si ça avait été au bout, je n’aurais eu qu’une chance sur trois... Globalement, je suis relativement content. Mais j’attends aussi de voir la suite.

« ON EST REGULIER DEPUIS LES PREMIERES COURSES »

Je suis sûr qu’il y aura d’autres occasions de faire la course à l’avant. En tout cas, je m’entraîne dur pour ça. Pour l’instant, les résultats sont encourageants, et ceux de l’équipe le sont aussi ! On est régulier depuis les toutes premières courses, et la victoire de Maxime Vantomme a récompensé tout ce travail. Il ne faut pas oublier non plus que Baptiste Planckaert est leader de la Coupe de France. L’expérience des capitaines de route de l’équipe porte ses fruits. Je suis d’ailleurs prêt à écouter les conseils de ses coureurs, des conseils toujours précieux. C’est la même chose pour des gars comme Frank Vermeulen ou Timothy Dupont. Ils sont vraiment importants. Ils apportent beaucoup au collectif. Je suis aussi très proche de Rudy Kowalski, que j’apprécie énormément. C’est un bon ami que je connaissais déjà à Cambrai, donc depuis un moment ! Quant à ma place dans l’équipe... je ne pense pas avoir à m’y imposer, à trouver un statut de coureur protégé à tout prix. Je pense que d’autres coureurs ont plus de force que moi, un plus gros moteur. Je pense à Jimmy Turgis par exemple. Alors même si j’ai fait quelques résultats en février, il est normal que j’aide mes coéquipiers sur des courses qui me conviennent un peu moins. Mais je sais que le jour où je me sens bien, je peux compter sur l’équipe et c’est le plus important. A Roubaix, tout le monde à sa carte à jouer. Si on est bien, il faut le dire aux autres gars. Après, ça passe ou pas, mais il faut bien essayer... » 

Crédit Photo : Etienne Garnier - www.velofotopro.com
 

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