Nick Schultz : « J'ai gagné en indépendance et en maturité »

L'Australien du CR4C Roanne est toujours aux aguets en ce début de saison. Ce qui lui vaut de pointer au 12e rang du Challenge individuel DirectVélo (et 7e au Challenge des Espoirs, lui qui a encore 19 ans). Vainqueur du Grand Prix d'Aix-les-Bains et placé six fois dans le Top 10, il a pratiquement fait mieux lors de son mois de reprise 2014 que sur tout son bilan 2013 : 2e du Circuit de la Vallée du Bédat, 3e et 4e d'épreuves sur les Boucles du Haut-Var, il sprinte aussi pour la 8e position en Coupe de France, au Grand Prix Souvenir Jean-Masse. Il se confie à www.directvelo.com.

DirectVélo : Comment expliques-tu tes bons résultats depuis le mois de février ?
Nick Schultz : Le volume de courses que j'ai disputées en France en 2013 m'a bien aidé à progresser. J'ai aussi passé un bon hiver en Australie, entre la fin octobre et la fin janvier. J'ai travaillé ma force, principalement en salle de gym. Mais le plus important, c'était de profiter de ma famille et de mes amis que je ne vois que trois mois par an. Je me suis senti éloigné de toute forme de stress et ça m'a clairement aidé dans ma préparation. Mentalement, je me sens prêt et plus fort qu'en 2013 (retrouvez l'entretien qu'il a accordé à DirectVélo en avril 2013).

Est-ce que ton expérience de la vie en France l'an passé t'apporte aujourd'hui un bonus ?
C'est vrai, je me sens d'avantage à l'aise avec le style de vie en France. Ici, tout tourne pratiquement autour du cyclisme. Je n'ai pas vraiment de vie sociale en-dehors, parce que Roanne est une petite ville et que mes copains sont mes coéquipiers. Parfois, c'est usant mentalement. Je crois beaucoup que le fait de garder une vie en-dehors du vélo contribue à un bon équilibre. En plus, je suis habitué au rythme d'une grande ville, qui m'incite à avoir toujours plein d'occupations. De cette façon, le temps passe plus vite. En France, je me suis souvent retrouvé enfermé dans mon appartement. Bon, je suppose que c'est parfois à cause des températures plus fraîches qu'en Australie ! En fait, il y a beaucoup de différences culturelles entre les deux pays et il faut du temps pour s'adapter.

« COURIR AVEC LA SELECTION D'AUSTRALIE ESPOIRS »

Et, cette adaptation, tu l'as réussie ?
En 2013, j'ai gagné de l'expérience à la fois sur le vélo et surtout en indépendance et en maturité. Désormais, je peux mieux organiser ma vie.

Quelle est la finalité de ta saison 2014 ?
J'aimerais bien être repéré par les équipes pros. Et puis j'aimerais beaucoup avoir la chance de courir avec la sélection d'Australie Espoirs. Le niveau dans cette équipe est parmi les plus élevés au monde, alors je dois vraiment mériter ma place, mais cet objectif est clairement une source de motivation pour moi.

Crédit Photo : Léa Guesdon
 

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Nicholas SCHULTZ