Maxime Renault : « Etre d'attaque d'ici un mois »

Stagiaire trois saisons de suite avec Sojasun, Maxime Renault espérait passer l'échelon supérieur dans les rangs de la formation Continentale professionnelle. Il était d'ailleurs dans les plans du manager, Stéphane Heulot. Sans sponsor supplémentaire, l'équipe n'a pas pu repartir en 2014. Conscient de la situation, le coureur de 23 ans n'a "pas hésité" à rejoindre BigMat-Auber 93 lorsque Stéphane Javalet lui a offert son premier contrat professionnel. Alors qu'il espérait débuter au Grand Prix La Marseillaise, une tendinite tenace l'empêche de courir actuellement. Pour www.directvelo.com, Maxime Renault évoque son arrivée chez Auber et revient notamment sur ses dernières semaines de convalescence.

« Stéphane Javalet (manager de l'équipe BigMat Auber) m'a appelé juste avant la manche de Coupe de France au Grand Prix de la Saint-Laurent à Montpinchon. Je dois reconnaître que l'année dernière fut ma meilleure saison. Je ne me disais pas forcément c'est "l'année ou jamais" mais si je n'avais pas réussi à passer pro, je me serais poser la question de continuer à ce niveau-là.

« JE NE PENSAIS PAS DU TOUT ETRE PRO UN JOUR »

Quand je suis arrivé à Sojasun, je ne pensais pas du tout à être coureur professionnel un jour. Au vu des résultats et du fait que j'ai eu trois contrats de stagiaire, évidemment que c'était la suite logique pour moi d'intégrer la formation de Stéphane Heulot. Néanmoins, je n'ai pas couru avec les pros l'an dernier. Je peux comprendre dans la mesure où la continuité de l'équipe était en question. Les gars avaient donc besoin de courir. Quand j'ai vu que Stéphane n'arrivait pas à trouver des sponsors, où du moins que nous n'avions aucune information dessus, je n'ai pas hésité une seule seconde à répondre favorablement à la proposition de Stéphane Javalet. De toute façon, je n'avais que celle-ci.

« LA MARCHE N'EST PAS ENCORE TROP HAUTE »

J'ai signé pour un an seulement à BigMat-Auber 93. Je vais voir si ce niveau-là me correspond. Si cela marche bien pour moi, débuter en Continentale permet aussi d'aller plus haut ensuite, BigMat reste un tremplin. Nous avons un programme très axé sur les manches de Coupe de France PMU. Nous irons deux fois courir à l'étranger. Pour commencer en tant que professionnel, je considère que c'est une bonne solution. La marche n'est pas encore trop trop haute, la pression est moins importante en ce qui me concerne. Reste à voir comment cela se passera sur le terrain. Je pense que sur des courses difficiles comme Paris-Camembert, le Tour du Finistère et le Tour du Limousin que j'avais bien aimé quand je l'ai fait en 2012 avec Sojasun, je serai attendu.

« JE ME POSAIS DES QUESTIONS »

Après, ma préparation n'est pas optimum. Je devais commencer la compétition dimanche sur le Grand Prix La Marseillaise. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Je commence seulement à retoucher au vélo après un arrêt forcé a retour du stage avec BigMat le 18 décembre dernier. Je souffre d'une tendinite à la cheville gauche. Au début, j'avais mal au jambier antérieur et je n'y ai pas trop prêté attention. J'ai été en stage avec les autres et j'ai dû trop forcer dessus. En conséquence, ça met plus de temps pour se résorber. Le médecin m'avait prescrit deux semaines d'arrêt au départ. J'ai alors commencé les séances de kiné. Plus ça allait, plus je me posais des questions comme ça ne guérissait pas. Le moral en a pris un coup, d'autant que je n'ai jamais souffert de cette blessure là auparavant. Comme ça va mieux, je suis remonté sur le vélo pour des petites sorties le 23 janvier.

« REPRENDRE AUX PLAGES VENDEENNES SI TOUT VA BIEN »

Si tout va bien j'espère accrocher mon premier dossard de la saison aux Plages Vendéennes, j'irai avec l'équipe réserve DN2. Ce n'est pas facile à accepter car je devais faire de belles courses escarpés comme le Tour du Haut-Var ou le Tour Méditerranéen. Cependant, j'ai été soutenu par ma famille, mes amis et anciens coéquipiers de Sojasun espoir-ACNC et les dirigeants de BigMat m'ont bien dit de ne pas trop me précipiter. Pour l'heure, je ne réalise pas vraiment que je suis professionnel. D'autant que lors du dernier stage qui a eu lieu à Fréjus (Var) du 20 au 28 janvier, je l'ai fait tout seul quasiment puisque je voyais mes coéquipiers partir rouler sans moi. Maintenant, j'aimerais être d'attaque d'ici un mois, cela irait, je n'aurai pas trop perdu de temps. »

Crédit Photo : Patrice Meunier
 

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