Bryan Nauleau : « Me faire une place dans l’équipe »

Professionnel depuis l’été dernier dans les rangs d’Europcar, Bryan Nauleau - 25 ans - vient d’entamer sa saison 2014 à l’occasion de la Tropicale Amissa Bongo, au Gabon, où son équipe a une nouvelle fois décrochée la victoire finale par l’intermédiaire de Natnael Berhane. L’ancien pensionnaire du Vendée U revient pour DirectVélo.com sur sa première expérience africaine et sur ce qui l’attend dans les prochaines semaines.

« Disputer la Tropicale Amissa Bongo m’a permis de commencer la saison très tôt et je pense que c’est une bonne chose. J’ai pu profiter d’une semaine de soleil et de chaleur. Au mois de janvier, c’est toujours agréable (rires). Je suis content de cette semaine de compétition. Les sensations n’étaient pas mauvaises. Il était important pour l’équipe de faire un résultat au Gabon d’autant que nous étions la seule équipe WorldTour sur cette course et que nous avions la pancarte.

« REVENIR BREDOUILLE AURAIT ETE EMBETANT »

On savait qu’il serait impossible de gagner tous les jours mais je dois bien avouer que l’on a un peu douté au fil des étapes. Nous n’arrivions pas à en claquer une. Or on savait qu’il fallait ramener un bouquet pour lancer la saison sur une bonne dynamique. Revenir bredouille aurait été embêtant. Les deux dernières journées étaient très stressantes. Nous avons joué le coup à fond pour Natnael Berhane. Il fallait absolument qu’il prenne des bonifications pour remporter le classement général devant Luis Leon Sanchez (Caja Rural). La dernière étape était si tendue... il ne fallait pas laisser partir d’échappée pour jouer chaque bonification. Je crois que l’on a roulé à 46 km/h de moyenne sur cette dernière étape, contrôlée d’un bout à l’autre ou presque. J’ai fait beaucoup d’efforts comme le reste de l’équipe. Finalement, Natnael (Berhane) a réussi à remporter la course pour une seconde et c’est bien là l’essentiel. On a su finir en beauté et rentrer en France heureux. Pour ma part, j’ai trouvé sympa de pouvoir débuter ma saison sur la Tropicale. Je n’étais jamais allé en Afrique et c’est une chose à faire !

« J’AI PROFITE DE 2013 POUR ME RASSURER »

Nous sommes revenus en France le soir même de la dernière étape. Forcément, c’était un peu fatiguant mais j’ai rapidement pu me remettre au travail. Je vais désormais enchaîner avec les premières courses françaises de la saison que sont le Grand Prix d’Ouverture La Marseillaise et l’Etoile de Bessèges. Je poursuivrai peut-être avec le Tour du Haut-Var. Je suis relativement confiant quant à mes capacités de faire une saison 2014 aboutie. J’ai profité de la saison 2013 pour me rassurer. Avec le Vendée U, j’avais eu l’occasion de disputer plusieurs classe 2 comme le Tour Alsace, le Tour de Normandie ou le Tour de Bretagne... et j’ai souvent pu aller faire des résultats. Pour moi, une épreuve classe 2 est vraiment à mi-chemin entre une course amateur et une course professionnelle. Du coup ça permet de faire le point de se jauger. Je savais que ce qui m’attendait avec Europcar serait encore au-dessus, plus exigeant. Mais c’était déjà un palier de franchi.

« NE PAS COURIR QUE POUR SOI-MEME »

Je me suis rapidement senti à l’aise avec le Team Europcar l’été dernier. Le fait de venir de l’équipe réserve m’aide forcément puisque c’est la même structure. J’étais de suite dans le rythme en Norvège (11e du classement général de l’Artic Race of Norway, NDLR). J’ai disputé pas mal de courses en France en fin de saison. J’ai pu me tester et retenir plein de bonnes choses pour la suite de ma carrière. J’étais quand même agréablement surpris de mes résultats. Auparavant, je ne savais pas trop où me situer. Je considère mon entame avec l’équipe fin 2013 comme réussie même si le plus dur reste à faire. Grâce au Vendée U, je connais déjà les valeurs du Team Europcar et notamment celle du sacrifice. Se battre pour ses copains et coéquipiers est primordial. Ce doit être une habitude chez nous. Il ne faut pas courir que pour soi-même. Etant donné mes caractéristiques physiques et mes points forts, je serai sûrement amené à rouler régulièrement pour nos leaders. En 2014, je veux prendre de l’assurance et me faire une place dans l’équipe. Mais pas que ! Si j’ai une chance à saisir sur certaines courses, je le ferai ! »

Crédit Photo : Etienne Garnier - www.velofotopro.com
 

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