Néo-pros : Le bilan de Jérémy Bescond

A 22 ans, nul ne doute que Jérémy Bescond (Cofidis) espérait un meilleur départ pour ses débuts chez les professionnels. C’était sans compter sur une toxoplasmose qui l’a embêté tout au long de la saison. "J’ai vécu des moments très difficiles mais désormais je suis complètement sorti d’affaire" confit l’ancien leader du Team Vulco-VC Vaulx-en-Velin, les yeux rivés sur une saison 2014 qu’il s’apprête à aborder "le couteau entre les dents".

« Je suis actuellement en stage à Lyon avec toute l’équipe. Il s’agit d’un premier rendez-vous administratif de trois jours et sans vélo (de lundi à mercredi, NDLR). Auparavant, j’étais descendu quelques jours dans le sud de la France histoire de profiter de conditions météorologiques plus favorables que chez moi à Grenoble. J’avais d’abord marqué une coupure hivernale de 20 jours mais depuis le 7 novembre, j’ai sorti le vélo du garage et je suis focalisé sur la saison 2014.  

« TIRER UN TRAIT DEFINITIF SUR MA TOXOPLASMOSE »

Comme prévu je n’ai pas beaucoup couru fin 2013. J’ai eu beaucoup de mal à récupérer du Tour du Poitou-Charentes. J’ai participé au Tour de Vendée et à Paris-Bourges, courses sur lesquelles j’avais d’ailleurs de bonnes sensations. C’est une satisfaction car j’ai pu me rassurer. Moralement, c’était important pour repartir du bon pied l’année prochaine. J’ai vécu des moments très difficiles. Je tiens à remercier les dirigeants de Cofidis qui ont toujours été très compréhensifs avec moi, notamment Yvon Sanquer. Et je suis obligé de citer Régis Auclair (Directeur Sportif du Team Vulco-VC Vaulx-en-Velin, NDLR). Il est venu prendre des nouvelles sans arrêt tout au long de la saison. Il a été très précieux pour moi, à des moments où j’étais cloué au lit, où j’avais peur de ne jamais reprendre la compétition. Désormais, je suis complètement sorti d’affaire et je veux tirer un trait définitif sur ma toxoplasmose.   

« JE NE RECOMMENCE PAS A ZERO »

Je n’ai couru qu’une trentaine de jours en 2013, qui  plus est dans les conditions que l’on connaît. Du coup je n’ai jamais vraiment pu me tester chez les pros. Je ne sais pas trop ce que je vaux et si je vais pouvoir aller chercher de bons résultats prochainement. C’est un sentiment particulier puisque je vais débuter l’année 2014 en ayant l’impression de disputer ma première véritable saison professionnelle même si 30 jours de course, ça compte toujours. C’est en cela qu’on ne peut pas me comparer à un néo-pro qui va débuter au plus haut niveau. Je ne recommence pas à zéro non plus. Ce qui m’embête le plus, c’est simplement d’avoir eu ces soucis dès ma première année professionnelle car du coup, je me retrouve avec un palmarès vierge, et encore tout à prouver.

« RETROUVER LA CONFIANCE QUE J’AVAIS A VAULX-EN-VELIN »

J’ai le couteau entre les dents. Je veux absolument attaquer 2014 du bon pied et montrer que je ne suis pas passé pro par hasard. Je sais malgré tout que j’aurai sûrement besoin d’une période de remise en route. Je devrais avoir besoin de 15-20 jours de course avant de pouvoir être réellement compétitif. Mais c’est ma dernière année de contrat et il faudra bien que j’aille faire des résultats tôt au tard. J’espère faire un coup sur le Rhône-Alpes Isère Tour. C’est une course à domicile qui me tient énormément à cœur. J’y avais pris la cinquième place du général chez les amateurs en 2012 et cette année je n’ai pas pu défendre mes chances. Pour le reste de la saison, je pense qu’il vaut mieux que je ne me fixe pas d’objectifs précis. Il faudra d’abord que je retrouve la confiance. Une confiance qui j’avais à 100% à Vaulx-en-Velin, lorsque j’étais leader de l’équipe et que tout le monde était derrière moi. Retrouver cette confiance est la priorité. Les résultats suivront ensuite. »

Crédit Photo : Etienne Garnier - www.velofotopro.com
 

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