Guillaume Perrot : « Ça faisait bizarre »

Crédit photo Philippe Pradier

Crédit photo Philippe Pradier

Guillaume Perrot a encore quelques beaux restes. Samedi dernier, il a pris place dans le Top 10 lors de l'épreuve de Méons (Loire) derrière des coureurs qui font toute la saison de cyclo-cross (voir classement). Certains de ses adversaires ne le savent sans doute pas mais le pensionnaire de l’EC Saint-Étienne Loire a été l’un des meilleurs Élites français, notamment lors de sa dernière saison en 2013-2014 où il avait pris la 2e place du Challenge National et la 4e du Championnat de France. “J’ai disputé quatre cross l’an dernier avec une licence à la journée. J’ai refait pareil en ce début de saison, et j’ai repris une licence juste avant le Championnat Auvergne-Rhône-Alpes”, confie-t-il à DirectVelo.

Pendant toutes ces années loin des sous-bois, Guillaume Perrot a fait “une coupure pure et dure”. Il a repris tranquillement le vélo il y a deux ans en enfourchant un VTT, pour accompagner un collègue de travail puis son fils. “Mon gamin a vu les articles sur moi, il a voulu faire du vélo. Petit à petit, c’est revenu. Je sors une fois par week-end de temps en temps, ce n’est pas régulier. La semaine, je n’ai pas le temps”, dit le plâtrier-peintre de 35 ans. Ce qui ne l’empêche pas de se faire plaisir au niveau régional et d’obtenir quelques résultats. “Je découvre des coureurs qui étaient peut-être gamins quand je courais et qui me font bien mal maintenant. Au début, je n’avais pas d’objectif de place. Maintenant que je sais combien je peux faire, c’est différent… À Méons, je voulais rentrer dans le Top 10, j’ai réussi à le faire”, apprécie-t-il.

« LES GROS DÉPLACEMENTS, C’EST FINI »

Guillaume Perrot est à l’aise techniquement. “Je suis aidé par le VTT vu que je ne fais que ça”. Physiquement, la donne est bien sûr différente. “Lors des premiers cross, ça faisait bizarre au niveau du cœur car je n’avais plus du tout l’habitude. Je cours beaucoup plus en diesel, je suis incapable de reproduire les relances que je faisais avant”, sourit-il.

Mais le 2e du Championnat de France Juniors 2005 et 3e chez les Espoirs en 2009 ne veut pas se prendre la tête. "Il faudrait que j’arrive à être régulier les week-ends. Mais quand on a beaucoup donné par le passé, la priorité n’est plus le vélo. Je me fais plaisir, c’est l'essentiel”. Toujours en famille. “Ça me fait plaisir que mon gamin me voit courir. Il est demandeur à fond, ça motive aussi”. De là à disputer une éventuelle manche de la Coupe de France ? “Sachant qu’ils ont ouvert aux Masters la veille, ça peut être quelque chose de sympa s’il y en a une dans le coin. Mais les gros déplacements, c’est fini. Je continuerai si mon fils pratique encore, s’il se fait plaisir…. Il y a largement le temps de voir”.

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